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On ne pourra pas remplacer un cuisinier par une intelligence artificielle, mais le digital peut aider les hôteliers

Recrutement en ligne, gestion des réservations, retour des objets trouvés… Focus sur 6 solutions digitales repérées au salon EquipHotel.

Dans les allées d’EquipHotel, le salon dédié aux professionnels de l’hôtellerie-restauration qui se tient jusqu’au 15 novembre à Paris, le digital est partout. Jusqu’au recrutement. « Les métiers centrés sur l’humain ont de l’avenir : on ne pourra pas remplacer un cuisinier ou un serveur par une intelligence artificielle. En revanche, les recrutements sur l’ensemble de l’enseigne ont explosé, sur LinkedIn, pour les postes de management, et sur Facebook pour les postes en restaurant. Un plongeur dispose d’un réseau depuis son smartphone », indique Bernard Maret, gérant de l’hôtel The Originals Altéora sur le site du Futuroscope, dans la Vienne.

Créée en 2015 à Paris, l’entreprise Badakan, qui propose une application mobile destinée aux courtes missions en bars, cafés et restaurants dans les grandes villes autour d’une application mettant en relation les chefs d’établissement et la main-d’œuvre disponible, envisage quant à elle d’ajouter une corde à son arc en créant sa propre «académie», afin de répondre au besoin de formation qu’elle observe concomitamment à l’augmentation du volume de missions transitant par ses services. Nombreux sont les exposants qui rappellent aussi que leurs clients doivent faire face à un fort turnover.

Un gain de temps dans la gestion des agents de voyage en ligne

Les hôteliers doivent également gérer la digitalisation des réservations de leurs chambres. Depuis 2006, « l’année où Google a racheté YouTube et où le nom Booking.com est né », l’entreprise australienne SiteMinder (dont le siège européen est à Londres) connecte les établissements aux online travel agencies (OTA). « Nous maximisons la force de vente en faisant gagner du temps aux hôteliers. 40,6% des clients français des hôtels réservent en ligne. Il faut en tenir compte, puis maximiser le retour sur investissement », précise Antoine Aubrun, sales manager (photo). 30.000 hôtels sont clients de SiteMinder, qui développe également une solution de création de sites internet (Canvas) et une offre de veille concurrentielle. « Il faut pouvoir gérer ses ventes digitales à 360 degrés », appuie Antoine Aubrun.

Des surfaces interactives


Une fois louées, les chambres doivent proposer l’expérience la plus satisfaisante possible aux clients. A Albi (Tarn), le cabinet de design Marianka propose une technologie destinée à convertir des surfaces en enduits, mortiers et panneaux en bois en interrupteurs, le corps humain étant conducteur. Un mur, un sol ou une cloison peuvent déclencher l’allumage de la lumière ou enclencher la lecture d’un son à l’approche de la paume de la main. Présentée au CES de Las Vegas de 2019, cette technologie, « La matière bavarde », se double d’une compétence de designer d’éléments. Le projet est en développement depuis deux ans.

Une solution aux objets trouvés

Le digital peut aussi permettre de faciliter la vie des clients dès leur entrée dans le lobby, et ce jusqu’à la phase post-séjour. Eeelway, créée à Paris il y a deux ans, vient de compléter ses services de transfert de bagages et de consigne bagages, avec des hôtels partenaires, aux clients extérieurs. Un nouveau site (accessible aux hôtels partenaires ou par abonnement) permet de faciliter la gestion des objets trouvés. Les réceptionnistes référencent les objets, qui peuvent ensuite être restitués aux clients au moyen d’une interface dédiée : assurance, modalités de transport, livraison, paiement intégré. L’acheminement des objets est assuré par les prestataires d’Eeelway.

Des services dans le lobby

Depuis six mois, l’équipe de Midi développe quant à elle un player numérique permettant de diffuser douze playlists (calm, dreamy, electro chill, jazzy, wellness…), mises à jour chaque mois, ainsi qu’une sélection de webradios, à gérer à la manière d’un agenda. L’offre est accessible par abonnement à partir de 25 euros par mois.  A Lyon, Digitiz.me souhaite pour sa part proposer dans les distributeurs automatiques l’offre du traiteur Vrai & Bon, mais aussi permettre de réserver un repas au préalable, voire de commander dans les restaurants des alentours. De quoi réconcilier le digital et le commerce physique.

Publié dansEconomieEntreprisesServices