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3 nouvelles offres food & drink dédiées aux hôteliers

Thomas Mossino - Cofondateur de Meat Me

Meat Me, Bar Solutions et D-Lab Nutricosmetics proposent de nouvelles offres aux hôteliers, dans les univers de la charcuterie, des cocktails, et de l’alimentation plus saine.

Une gamme inédite de charcuteries

De loin, des tablettes aux couleurs acidulées. En s’approchant du stand, de la charcuterie séchée : sur le salon de l’hôtellerie-restauration EquipHotel, organisé jusqu’au 15 novembre à Paris, Meat Me propose aux professionnels de découvrir ses produits à base de viande séchée qui entendent renouveler le marché de la charcuterie. L’aventure de la start-up, basée à Romorantin et à Paris, a commencé en 2015 avec la volonté de Thomas Mossino (photo), cofondateur, de faire découvrir les saveurs du biltong, une spécialité de bœuf mariné et séché très répandue en Afrique du Sud. Le  fenalår, une recette norvégienne de jambon d’agneau séché et affiné, complète l’offre avec trois recettes.

Après une phase de tests, Meat Me s’apprête à lancer, début 2019, son offre foodservice avec, pour le biltong, des morceaux de bœuf de 400 grammes, sous-vide, à température ambiante et avec une longue date de conservation, à l’instar du produit déjà connu des particuliers. Des agneaux désossés, de 1,2 kg, seront aussi proposés. Le segment B2C n’est pas oublié avec, depuis un an, le développement de Feed & Go, une offre de snacking de bœuf séché, destinée à la grande distribution, tandis que la marque Meat Me reste centrée sur les réseaux sélectifs et, désormais, les hôtels.

Une offre complète autour du cocktail

Kuantom Orkestra - Machine à cocktails

Le fournisseur de matériel Bar Solutions lance pour sa part Smart & Tasty, un regroupement d’offres destinées à « disrupter » l’expérience cocktail. L’entreprise parisienne, qui distribue notamment de la verrerie et des consommables aux côtés d’activités de formation (Bar Spoon) et d’événementiel (Drinking Better), accompagne la commercialisation d’Orkestra, une machine qui… automatise la réalisation de cocktails. Pas de concurrence en vue : l’outil au look futuriste doit répondre aux besoins des établissements qui ne disposent pas de barman à demeure – hôtels, lieux de loisirs, traiteurs.

Proposée par la start-up parisienne Kuantom, Orkestra dose les ingrédients et les mixe, à partir de six flacons à remplir préalablement. Plus de 200 recettes sont déjà proposées sur l’interface digitale qui permet de sélectionner, en un clic, son cocktail. « Nous comptons placer 500 machines en 2019 », en location, précise le cofondateur de l’entreprise, Alexis Kaplan. Après le dépôt de quatre brevets, un an et demi de tests a été réalisé avec Metro, AccorHotels et Moet Hennessy. A l’opposé, l’entreprise londonienne Funkin Cocktails, créée en 1999, continue de pousser ses purées de fruits et ses mixers, en foodservice en France. Une base d’Espresso Martini est actuellement mise en avant, ainsi qu’un sirop de piment jalapeño.

Des nouveautés food pour compléter l’expérience du spa

D-Lab Nutricosmetics - Active food - EquipHotel 2018

A mille lieues de l’effervescence du bar, le spa constitue un lieu idéal pour se détendre, bénéficier de soins… mais quid de l’expérience qui suit ? L’entreprise D-Lab Nutricosmetics pense avoir trouvé la réponse avec une nouvelle gamme qui complète l’offre de compléments alimentaires et de nutri-cosmétique lancée en 2009. La marque souhaite s’appuyer sur son implantation dans les instituts de beauté (plus de 500 lieux) et de prestigieux hôtels pour imposer sa gamme « Active foods » : « il manquait, après les bons conseils prodigués au spa, des produits healthy et detox. »

Les « snackings sains » proposent des mélanges de soja,  de courges grillées et de tomates séchées ; les barres protéinées (6,5 fois plus qu’une barre classique) sont réduites en glucides (trois références) ; les thés et tisanes sont proposés en boîtes ; tandis que les kombuchas sont élaborés à partir d’ingrédients biologiques et équitables. Plus surprenants, les bonbons, à la texture aussi acidulée que des gommes classiques – avec un aspect strictement identique – doivent aider à « protéger » la peau. De quoi éviter de culpabiliser.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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