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Green business: pays émergents, investissements et initiatives américaines

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Green business: pays émergents, investissements et initiatives américaines

Chaque mois, les opportunités et principales transactions dans le domaine de l’environnement sont passées en revue sur Problématiques. Ce journal du green business est amené à s’enrichir par le biais de vos contributions.

Les pays émergents en première ligne. « Nous avons une opportunité historique de financer une économie mondiale décarbonée. Il y a urgence. Les coûts économiques associés au changement climatique deviennent de plus en plus lourds« , a indiqué au Monde le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement, Achim Steiner. L’institution souhaite, à la faveur de la crise, réorienter ses actions sur des projets à forte valeur environnementalen en particulier dans les pays à forte croissance.

Le récent rapport présenté par l’économiste indien Pavan Suckhdev pointait du doigt cette nécessité de contrôler les politiques environnementales dans les pays émergents: « les empreintes écologiques de l’Europe, des États-Unis et du Japon sont beaucoup plus élevées que celles des pays en développement. Et les économies émergentes sont en train de les rattraper. L’Inde et la Chine ont une empreinte écologique équivalente à deux fois la taille de leurs biocapacités, soit la capacité de leurs écosystèmes à générer une offre durable de ressources renouvelables. Le Brésil, quant à lui, présente l’une des biocapacités les plus élevées au monde ». Cette situation constitue une opportunité pour les entreprises du secteur souhaitant se développer à l’international. L’évolution du cadre règlementaire, poussée par les récents accords et rencontres internationaux, fait partie des coups de pouce portés aux firmes. Dernier exemple en date: la Chine propose désormais un régime fiscal allégé pour les entreprises qui concourent à la protection de l’environnement par le biais de technologies propres.

Les fonds d’investissement se mettent au vert. Selon une étude réalisée par PriceWaterHouseCoopers, la part des énergies renouvelables dans les transactions du secteur énergétique ne cesse de croître. L’éolien et le solaire occupent les premières places des énergies les plus convoitées (respectivement 57 % et 20 % de de la valeur totale des transactions dans les énergies renouvelables en 2008). Toutefois, la crise financière a entamé l’enthousiasme des investisseurs: la valeur des transactions a chuté, passant de 21,7 milliards d’euros au deuxième semestre 2007 à 9,9 milliards d’euros en 2008. Les difficultés à financer ce type de projets n’entravent cependant pas le dynamisme de cette branche: en effet, selon le conseil en levée de fonds Aélios Finance, 69 % des fonds français spécialisés dans le capital risque technologique se déclarent prêts à investir dans l’énergie et les cleantech au cours des prochains mois. Signe de cet engouement, l’assureur allemand Allianz fait son entrée dans ce domaine. Il vient d’acquérir un parc éolien situé en Meurthe-et-Moselle.

Les initiatives américaines pour l’environnement: trop localisées ? Parmi les 838 milliards de dollars du plan de relance américain, 60 millions concernent l’énergie. Il s’agit essentiellement d’une politique de travaux: ainsi, 11 milliards seront destinés à la modernisation des réseaux électriques, avec des compteurs intelligents, 5000 km de nouvelles lignes devraient être construites, et 13 milliards de dollars seront spécifiquement alloués aux énergies renouvelables. Cela ne devrait cependant pas suffire à résorber les déséquilibres présents, entre Etats, dans ce secteur. Par ailleurs, l’initiative reste localisée et ne concerne pas l’ensemble du continent américain, une concertation n’ayant pas été engagée. Ainsi, le Canada a « déjà pris beaucoup de retard par rapport au plan de relance américain qui investit cinq fois plus d’argent par habitant dans l’énergie propre que ce qui a été annoncé dans le budget fédéral au Canada,  Il est temps que le gouvernement Harper aille de l’avant pour cesser d’être à la remorque des Américains« , selon Matthew Bramley, président d’un institut de recherche canadien.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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