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Le bar à cocktails The Cambridge Public House amplifie ses engagements éco-responsables et citoyens

3 min de lecture

L’équipe du bar à cocktails parisien The Cambridge Public House va travailler sur les objectifs de développement durable des Nations unies, à travers plusieurs actions locales et internationales.

The Cambridge Public House amplifie son approche citoyenne et éco-responsable. Ouvert en 2019 dans le 3ème arrondissement de Paris, rue de Poitou, ce bar à cocktails s’inspirant de l’ambiance d’un pub anglais a choisi de décliner six des dix-sept objectifs de développement durable définis par l’Organisation des Nations unies en actions réalisées par ses barmans, aussi bien sur le temps de travail que sur leur temps libre.

“Cela a toujours été dans l’ADN du bar de réaliser des œuvres caritatives et communautaires”, rappelle Hyacinthe Lescoët, cofondateur du bar (7 personnes). Chaque année, en décembre, une collecte de cadeaux est ainsi destinée à destination d’enfants, en collaboration avec une association (7000 euros de dons, au total, en quatre ans).

Une thématique par barman

Une thématique issue des objectifs de développement durable a été sélectionnée par chaque bartender : la protection du climat (Julius Achille), la lutte contre la faim (Léa Rouel), ou la production et la consommation responsable (Nicolas Goradesky), avec des déplacements respectivement prévus en mai, en juin et en octobre 2023.

“Nous aurons, pour chaque objectif, une action en France et une action à l’international, avec des associations ou des start-up localement, et des leaders locaux dans l’industrie du bar à l’étranger. On peut incorporer le bar dans certains objectifs, et nous pouvons aussi sortir les barmans du bar. Cela dépendra des compétences des barmans et des besoins exprimés localement”, explique Hyacinthe Lescoët.

Des déclinaisons en France et à l’international

Hyacinthe Lescoët a pour sa part créé un running club, en partenariat avec un alcoolier : chaque course débloquera 500 euros (250 euros pour l’association Droit à l’école, en France, qui donne accès à la scolarité à des populations qui n’y ont pas accès, et 250 euros pour une fondation dédiée à l’éducation au Mexique). En septembre, il ira implémenter ce running club au Mexique, avec un budget dédié.

Louis Schofield a quant à lui choisi de travailler sur la ville du futur. Au printemps, il doit se rendre à Carthagène, en Colombie, “une grande ville portuaire et carrefour médiéval, qui est à la fois une ville extrêmement riche et touristique, et extrêmement pauvre, avec un large écart de richesse”. Le barman doit travailler avec des bars déjà engagés avec différentes fondations, qui récupèrent le verre dans les bars, trié par des populations défavorisées, puis transformé en matériaux de construction ou en verre pour les bars-restaurants. Une autre fondation dispose d’une ferme, qui donne également de l’emploi à des gens défavorisés, en faisant pousser de la flore locale utilisée en garnish pour les restaurants ou les bars à cocktails. En France, Louis Schofield a pris rendez-vous avec une structure parisienne spécialisée dans les potagers urbains.

Une base de données consacrée aux bonnes pratiques

En plus des initiatives précédemment citées, des membres de l’équipe du bar ont prévu des déplacements à Hong Kong (Chine) et Sydney (Australie) pour découvrir de bonnes pratiques éco-responsables et solidaires. Une base de données publique sera créée pour les recenser. Ces informations seront accessibles aux bars du monde entier qui souhaitent en savoir plus sur ce que d’autres établissements font déjà et comment ils peuvent mettre en œuvre ces pratiques. En 2022, The Cambridge Public House a émis 85 tonnes d’équivalent CO2.

En chiffres

The Cambridge Public House a fait preuve d’un bel exercice de transparence en publiant une étude d’impact carbone sur les différents scopes (1,2,3) ainsi qu’un rapport annuel. L’entreprise a dénombré 25 000 clients en 2022, en écoulant 50 000 produits dont 35 000 cocktails. Les entretiens avec les membres de l’équipe (6 personnes l’an dernier) sont bisannuels, et la semaine de quatre jours est appliquée. Les employés vivent tous dans un rayon de 5 kilomètres, permettant de limiter les déplacements domicile-travail; et 90% des fournisseurs sont situés à moins de 100 kilomètres.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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