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Epicerie fine: toujours plus d’innovation

Epices, algues, vins… Les produits emblématiques de l’épicerie fine se parent d’ingrédients surprenants pour demeurer à la pointe des tendances.

Dépassée, l’épicerie fine ? Sûrement pas ! Pour 71% des Français, s’offrir régulièrement un « petit plaisir gourmand » est indispensable, d’après un sondage Opinion Way réalisé pour le salon professionnel de l’épicerie fine Gourmet sélection, dont la quatrième édition s’est tenue les 27 et 28 septembre à Paris. Raison de plus, pour les 315 exposants réunis cette année, de multiplier des propositions toutes plus surprenantes les unes que les autres, à l’approche des fêtes de fin d’année, dans tous les domaines.

La modernisation des packagings, la mise en avant des producteurs, les circuits courts et la « premiumisation » de l’offre constituent quelques-unes des tendances mises en avant lors de l’événement. Les coffrets, dont s’inspirent les « box » proposées par correspondance, les grands crus de café et de thé ainsi que les espaces de dégustation et de vente au sein de boutiques (shop in the shop) sont également en vogue.

Des recettes charcutières résolument disruptives

En matière d’épicerie fine, aucun secteur n’échappe à l’innovation. « La charcuterie, c’est fantastique ! », s’enthousiasme ainsi le fondateur de la Cochonnaille d’Olivier, Olivier Brosset. Cette conserverie située à Mozé-sur-Louet (Maine-et-Loire) propose notamment une terrine de campagne au Saumur rouge, des terrines au pineau de Loire ou au Cointreau, une recette de boudin noir à tartiner, « étonnante et détonnante », ou bien encore des rillettes de joues de porc aux griottes. 70 références sont proposées au total.

Des algues sous toutes les formes

Basée à Rosporden (Finistère), SAS Globe Export, qui opère derrière la marque Christine Le Terrier dans le domaine de l’épicerie fine, promet pour sa part de la « creativ’food ». Spécialisée depuis trente ans dans la transformation des végétaux marins, la PME bretonne a lancé cette année des « tartares d’algues du monde ». Trois références composent cette gamme : Tokyo (laitue de mer, yuzu et gingembre), New Delhi (haricots de mer, curry de madras et raisin), et Mexico (dulse, poivron et piment de Jalapeno). Des moutardes aux algues (hori et sésame ; laitue de mer et romarin ; dulse, laitue de mer et nori) sont aussi lancées. L’entreprise est également le leader français de la vente de perles (sirops, purées de fruit, sauces, arômes).

Des foies gras qui font voyager

A Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), la maison Biers mise pour sa part sur la combinaison de savoirs-faire traditionnels et de nouveautés destinées à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. « Nous proposons des foies gras classiques, mais également des produits plus originaux pour changer, avec de la baie poivrée des montagnes de Tasmanie, du pamplemousse rose ou du piment d’Espelette AOP », détaille à Business & Marchés Pierre Talbot. La recette de foie gras de canard entier datant de 1908 se décline également dans une gamme yeast extract, composée de résidus de bière. Les étiquettes se parent quant à elles de couleurs acidulées.

Des innovations qui flattent les amateurs de saveurs sucrées

L’innovation est également sucrée. A Auxerre (Yonne), la maison Gramm’s a conçu un pop-corn au caramel au beurre salé et au citron, pouvant se conserver trois mois. Ce « pop-corn à la française » est fabriqué sans colorant et sans conservateur. Basé à Bruxelles (Belgique), Choc-o-lait propose pour sa part une expérience in situ de dégustation de ses marshmallows, qui requièrent la présence d’un appareil chauffant : conçus en chocolat, ils sont destinés à être trempés dans du lait tiède ou chaud. Surprise assurée ! La start-up parisienne Carré Suisse s’est quant à elle lancée le défi de faire « redécouvrir le chocolat » à ses clients à travers une offre 100% beurre de cacao, sans gluten.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie