Aller au contenu

Les vignerons indépendants de Champagne s’investissent en faveur de l’environnement

La fédération régionale des Vignerons indépendants de Champagne insiste sur les efforts environnementaux de ses adhérents, qui incarnent la production vinicole sur le territoire.

Mi-février, une délégation de producteurs de champagne s’est retrouvée à l’Ecole hôtelière de Paris (CFA Médéric). Un moyen de faire découvrir aux élèves de Terminale et de BTS les subtilités du champagne et leurs efforts en matière d’environnement. « Nous vivons toute l’année sur notre territoire, nous sommes donc les premiers concernés par l’impact des traitements phytosanitaires et le respect de la nature », appuie Christine Scher-Sévillano, à la tête d’une maison de champagne à Vincelles (Marne). « C’est un combat de tous les jours », ajoute Yves Couvreur, président de la fédération régionale des Vignerons indépendants de champagne.

380 adhérents composent la fédération régionale (2500 ha, soit 7,5% du vignoble champenois). « Un vigneron indépendant possède son pressoir et sa cuve, ou fait appel à un de ses pairs », précise Yves Couvreur. Parmi eux, 93 exploitants sont en Haute valeur environnementale (HVE). Cette certification, pilotée par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, s’appuie des indicateurs de performance environnementale appliqués à l’intégralité de l’exploitation. Depuis mars 2017, des formations ont aussi été mises en place, en partenariat avec les Chambres d’agriculture.

En mars 2018, un dossier a été déposé au titre du Fonds européen agricole pour le développement rural (72% Feader, 18% région Grand-est, 10% Fédération des vignerons indépendants de Champagne) pour la protection des points d’eau et des habitations par rapport aux traitements dans les vignes, pour un montant de 74.382 euros. Un autre dossier, encore en cours d’instruction, a été déposé cette année. Les vignerons sont aussi référencés sur l’annuaire en ligne de la HVE, porté par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Des champagnes à découvrir

Il s’agit, pour les producteurs, d’incarner leurs maisons et leur région. « Lorsque les consommateurs deviennent matures en matière de champagne, ils viennent nous voir : ils ont besoin de trouver une identité derrière l’étiquette », poursuit Yves Couvreur.

Parmi les producteurs présents, Hélène Cocteaux représentait la maison Benoît Cocteaux, basée à Montgenost (Marne) : 9 ha de vignes, 35.000 bouteilles par an. A découvrir, L’Or blanc, un brut dosé à 5,5 g/l, 100% chardonnay : « un champagne très festif, qui bénéficie d’un micro-climat avec quelques degrés de plus qu’à Epernay. » Eternelle création (500 bouteilles produites par an) est, pour sa part, une cuvée extra brut, en chardonnay, fruit d’un assemblage de quinze années des millésimes 1998 à 2015, 2003 excepté.

A Basilieux sous Châtillon (Marne), Liébart-Régnier met en avant Les sols bruns, un brut (8 g/l) 60% meunier, 20% pinot noir, 20% chardonnay : « un champagne d’apéritif et de cocktail raffiné mais qui saura se tenir à table comme un excellent exhausteur gastronomique. » A Allemant (Marne), la maison Marlène Delong se distingue, en entrée de gamme, avec sa cuvée Privilège (68% chardonnay, 15% pinot noir, 17% meunier). « 2015 fût un très beau millésime, idéal pour notre premier brut sur cet encépagement », indique son équipe.

A  Trélou-sur-Marne (Aisne), la maison Météyer Père & Fils propose notamment un 100% pinor noir, Expression noir… qui joue habilement sur ses habits de vin blanc. Il « dévoile son corps riche en rondeur et transporte celui qui le boit dans un voluptueux et suave instant de douceur », selon ses créateurs. La bouteille est givrée. Quant aux Chemins d’amis, la cuvée blanc de noirs 100% pinot meunier d’André Tixier & Fils (Chigny-les-Roses, Marne), elle est aussi bien passée en fûts qu’en cuves.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprisesEnvironnement-SantéIndustrie