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ShareBoat compte faciliter l’accès au monde nautique

Mettant en relation des propriétaires et des locataires de bateaux, la start-up ShareBoat propose également des offres personnalisées pour démocratiser le marché.

« Nous voulons démocratiser l’accès au monde nautique », explique à Business & Marchés Jean-Baptiste Décarre, co-fondateur, avec Gaspard du Saillant et Pierrot du Saillant, de ShareBoat. Créé en Angleterre il y a un an, ce site, qui vise également les marchés et espagnols, met en relation des propriétaires et des locataires de bateaux. Interview.

Quel constat vous a incité à lancer ShareBoat?

Lorsque l’on se promène dans un port, on remarque que beaucoup de bateaux sont arrimés à quai ! Un bateau est en sortie environ 10 fois par an, avec des coûts annuels qui peuvent être compris entre 5000 et 6000 euros en moyenne selon le type de matériel ou bien encore l’emplacement. De nombreux propriétaires éprouvent donc le besoin d’amortir ces frais : il s’agit de leur motivation première pour louer leur bateau, bien avant l’objectif d’en faire un actif profitable. Si on loue son bateau 2 fois par an, on peut espérer pouvoir couvrir les dépenses indispensables. Nous souhaitons par ailleurs faire en sorte que les bateaux proposés sur la plateforme soient effectivement loués : il ne s’agit pas de faire la course au nombre de références, mais de réussir sur les bateaux que nous avons en catalogue (200 actuellement).

Comment effectuez-vous le lien entre les propriétaires et les locataires?

Un locataire potentiel doit effectuer une demande sur notre site (il ne s’agit pas d’une réservation), présenter son « CV » nautique, et va pouvoir échanger avec un propriétaire par le biais d’une messagerie instantanée intégrée. Ce dernier pourra notamment l’interroger sur ses compétences en matière de navigation ou sur sa connaissance du bassin, chaque zone de navigation possédant ses particularités. Les deux parties se rencontrent ensuite pour la remise des clefs et l’état des lieux : nous assurons la mise en relation, mais nous ne sommes pas décisionnaires. En revanche, dans le cadre de notre service gratuit de recherche personnalisée, nous sommes en relation avec les locataires potentiels, et nous pouvons alors les guider.

Quel est votre positionnement dans l’univers de l’économie collaborative?

Nous essayons de démocratiser le marché, à la différence d’un site comme Airbnb qui opère sur le secteur de l’hébergement, plus courant. Nous proposons des fonctionnalités de mise en relation, mais aussi des offres clefs en main, avec un accompagnateur sur certaines annonces. Les internautes peuvent filtrer ces paramètres en fonction de leurs souhaits.

Quel est votre business model et quels sont vos objectifs de développement?

Nous prélevons une commission sur la réservation. La mise en ligne des annonces et la prise de réservation sont gratuites. Nous souhaitons devenir la référence du secteur et toucher le mass market des marchés anglais, français et espagnols.

Publié dansEconomieEntreprisesServices