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Pourquoi les brasseries artisanales Mélusine et Parisis se rapprochent

2 min de lecture
Brasserie artisanale Mélusine - Chambretaud (Vendée)

Malgré les 400 kilomètres qui les séparent, Mélusine (en Vendée) et Parisis (dans l’Essonne) mettent en commun leurs forces commerciales et feront mieux valoir les atouts de leurs bières artisanales dans tous les réseaux de distribution.

Le mouvement de consolidation se poursuit dans la bière artisanale. Fin juillet, la brasserie Mélusine, basée à Chambretaud (Vendée) et la brasserie Parisis, d’Epinay-sous-Sénart (Essonne) ont annoncé leur rapprochement. “Les entreprises sont très complémentaires : chez Mélusine, nous sommes très axés restauration. Nous n’avons pas vraiment pris le temps de développer la grande distribution. Chez Parisis, c’est plutôt le contraire. La gamme peut aller plus loin dans les bars et la restauration”, explique Laurent Boiteau, gérant de la brasserie Mélusine (relancée en 2005, 17 personnes, 15 000 hl brassés l’an dernier).

Il y a un an, le cofondateur de Parisis, Eric Esnault, souhaitait se consacrer à sa distillerie. Laurent Boiteau s’entendait bien, pour sa part, avec l’équipe de la brasserie Parisis (créée en 2012 dans sa forme actuelle, 4 000 hl produits en 2019). Grâce à une holding, les deux entreprises disposeront d’une structure administrative et commerciale commune, NewBeers. Rattachés à cette entité, les cinq commerciaux réunis pourront vendre les produits de chaque brasserie. Les conditions commerciales seront harmonisées à partir du mois d’octobre.

Une nouvelle brasserie pour Parisis

Parisis et Mélusine, qui comptent au total 24 personnes, avaient déjà des points communs – des stations de brassage identiques et le même système informatique. “La chose qui ne doit pas changer, c’est la façon de fabriquer les bières, d’élaborer les recettes, et l’état d’esprit. Sur les ingrédients, acheter ensemble est très délicat. Nous avons de bonnes raisons d’avoir recours à certains produits. Nous ne sommes pas là pour pressuriser nos fournisseurs. Les ajustements consisteront en de la bonne gestion au quotidien”, insiste Laurent Boiteau.

Mélusine a été habituée, ces dernières années, à faire évoluer son outil de production – un investissement de trois millions d’euros a ainsi été annoncé en 2019, pour à terme tripler la production. Un nouveau bâtiment, toujours situé dans l’Essonne, devrait être construit pour Parisis, afin de disposer d’une brasserie “aussi grande” que l’entreprise vendéenne. L’équipe envisage de tenir dans ses locaux actuels jusqu’à la fin 2021.

Cet été est riche en actualité : malgré le contexte économique particulier, Mélusine a battu ses records de vente pour un mois de juillet, même sans les festivals qui représentent habituellement 20% de ses ventes. Le chiffre d’affaires progresserait de 30% sur le mois, par rapport à juillet 2019.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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