Depuis son ouverture dans le quartier du Port et des Antiquaires, à Nice, le bar à cocktails Povera a construit sa fréquentation sans accélérer la cadence. Deux ans plus tard, Maxime Potfer diversifie l’activité vers les prestations événementielles, tout en poursuivant sa démarche zéro déchet à travers de nouvelles créations.
En juillet 2024, Maxime Potfer ouvrait Povera, un bar à cocktails installé dans le quartier du Port, à Nice (Alpes-Maritimes). Originaire de la ville, il y revenait après avoir longtemps évolué à Paris, notamment comme manager au sein du groupe hôtelier Experimental. Deux ans plus tard, le bar affiche un bilan que Maxime Potfer juge conforme à ce qu’il avait anticipé au départ.
Ce résultat doit beaucoup à une stratégie assumée dès l’ouverture : ne pas chercher à accélérer, mais laisser le bouche-à-oreille faire son travail. La clientèle s’est stabilisée sur un équilibre entre habitués niçois présents toute l’année et touristes.
Le quartier a lui aussi changé de visage. Le secteur du Port, où compte aujourd’hui quatre restaurants étoilés, s’est structuré en véritable pôle gastronomique. Povera n’y est plus seul sur le segment cocktails : Vibes, ouvert à proximité en 2025, est venu compléter l’offre — un signe, pour Maxime Potfer, que le quartier confirme sa dynamique.
Une diversification vers l’événementiel extérieur
C’est dans ce contexte que le bar a engagé, il y a un an, une diversification : une activité d’événementiel extérieur, avec des prestations pour des mariages et des événements B2B comme B2C. Le lancement de cette offre a nécessité, il y a six mois, l’achat d’un matériel dédié, un investissement que l’équipe a choisi d’assumer alors même qu’elle décrit le contexte économique niçois comme complexe.
Deux créations dans l’esprit zéro déchet
Sur la carte, la philosophie du zéro déchet, présente depuis l’ouverture, continue de structurer les créations. Le Super Sorbet, nouveauté de l’été, est construit autour du citron — un ingrédient que le bar travaille toute l’année —, il s’inspire du sorbet au citron à l’italienne et se compose de gin Citadelle, de bourgeons de pin et de cerise amarena, le bourgeon de pin venant donner de la structure à un cocktail par ailleurs décrit comme frais et pâtissier, presque une glace à la dégustation.
À côté de cette nouveauté, on retrouve un incontournable du bar : le Lavoisier 5 en est désormais à sa cinquième déclinaison, et s’est imposé comme un classique auprès de la clientèle régulière. Sa base reste fidèle à l’esprit zéro déchet du bar, puisqu’elle est réalisée à partir d’un chutney de tomates imparfaites, auquel s’ajoutent rhum blanc, bitter cacao et orgeat d’avoine, avant une finition en rim de sel matcha et sésame noir. La composition change régulièrement, selon les ingrédients utilisés dans les différentes recettes.
18 rue Emmanuel Philibert, Nice
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