À Nice, le restaurant Taulissa prend de la hauteur sur le toit de la Maison Albar — Le Victoria. Sous la griffe du chef consultant Glenn Viel, les classiques méditerranéens s’y voient réinventés avec audace, du poulpe pimenté aux cocktails au petit pois, le tout face à la mer.
Attention, cuisine créative avec vue sur la mer ! À Nice, entre le Triangle d’Or et la Promenade des Anglais, l’hôtel Maison Albar – Le Victoria (5 étoiles, 102 chambres et 30 suites) joue la carte de la discrétion. Il faut repérer sa façade passe-partout, pour découvrir sur le toit un restaurant haut en couleurs, Taulissa. Ouvert en novembre 2024, celui-ci a connu de nombreuses évolutions à l’occasion du lancement d’un nouveau menu en mai dernier, sous la houlette du chef consultant Glenn Viel et du chef exécutif Fred Grava.
D’emblée, on se laisse surprendre, sur le vaste rooftop dominant la Méditerranée et la vieille ville, par l’aspect non-guindé du restaurant – staff accessible et pas tiré à quatre épingles, carte au graphisme coloré – et les twists surprenants de plats iconiques de la cuisine française. En témoignent les best-sellers, tels que le cabillaud “terre et mer” à la mousseline de poivron brûlé et les grandes pièces à partager telles que l’agneau confit basse température ou le poulet cocotte. L’œuf mayo ou l’artichaut barigoule trustent également les meilleures ventes.
Du végétal méditerranéen aux sauces marines affirmées

Tomate
Tarte à la tomate à la pâte feuilletée, tomates cerises cuites, crues et confites, parmesan : dans l’entrée nommée Tomate (20 euros), comment ne pas résister au fait d’avoir décliné le plus célèbre des fruits sous toutes ses formes ? Le parmesan relève malicieusement l’ensemble, d’inspiration méditerranéenne et taillé pour l’été, mais il convient d’apprécier ce fromage puissant.

Poulpe grillé

Fregola
Côté plats, le poulpe grillé, accompagné d’un jus de jalapeño brûlé et d’une carotte en compression (37€) se distingue par son incroyable sauce, pimentée. Elle est liée au jus d’arêtes de poisson, avec de la crème en base. D’inspiration marine, la Fregola (31€), agrémentée de seiche en persillade et d’anguille fumée, se distingue aussi par la pluralité de saveurs autour du poisson, à l’instar de sa sauce.

Pêche blanche
Même principe pour la Pêche blanche (16€) avec les fruits confits et un sorbet aux herbes locale, un dessert frais qui saura trouver sa place avec légèreté en fin de déjeuner, ou bien à l’heure du goûter, puisque les résidents de l’hôtel peuvent accéder à une piscine aménagée sur le toit de l’hôtel. Autour de la framboise, les inspirations sont notoirement plus pâtissières : meringue croustillante, Fontainebleau à l’aneth, sorbet framboise et betterave.
Des cocktails inspirés du potager

Amandine Abricot
Au rayon des cocktails, ceux-ci sont eux aussi inspirés de la cuisine. Rhum ambré Brugal 1888, amaretto, abricot, herbes de Provence, l’Amandine Abricot (15cl, 21€) se distingue par son étonnant siphon amandes et abricot, pensé comme un dessert crémeux. Puis le drink est doux, un peu trop même, autour de l’amande et de la pêche, laissant le rhum s’exprimer dans un second temps.
Audace avec le Petit pois carottes (vodka Renaissance, petits pois, float de carottes), visuellement inattendu, pensé comme un long drink estival avec sa belle orange-jaune et une écume pour surmonter l’ensemble. En bouche, il est résolument “pop”, avec la carbonatation et la carotte, derrière un nez légumier. Des DJ Sets musclent pour leur part la programmation de ce lieu prometteur, qui ne demande qu’à gagner en visibilité au sein de l’hôtel.
6 avenue de Suède, 06000 Nice
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
