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Koolicar veut sécuriser et développer l’auto-partage

La start-up Koolicar souhaite développer l’usage de l’auto-partage auprès des particuliers en sélectionnant les membres de son service et en misant sur la technologie.

stephane-savoure-koolicarLancé il y a trois ans, le service d’auto-partage Koolicar a levé 2,6 millions d’euros auprès de la Maif afin de s’imposer comme le leader de son secteur sur la cible des particuliers. L’assureur explique pour sa part vouloir accompagner les nouvelles tendances de consommation. Stéphane Savoure, président-fondateur de Koolicar, répond aux questions de Business & Marchés sur les spécificités de son service.

Business & Marchés — Quel constat vous a incité à créer Koolicar ?

Stéphane Savoure — L’idée de Koolicar remonte à 2005. Le système Vélib’ fait alors ses débuts à Lyon et j’imagine un concept similaire avec des voitures plutôt que des vélos. Mais pourquoi ne pas utiliser les voitures existantes plutôt que d’en rajouter dans nos rues déjà bien encombrées ? Et pourquoi ne pas mutualiser les frais de la voiture alors qu’ils représentent la deuxième source de dépenses pour la plupart des foyers ?

Pour que ces voitures puissent être partagées au quotidien, et pas seulement pour des week-ends ou des vacances, il fallait trouver une solution qui élimine les contraintes opérationnelles de la rencontre entre propriétaire et locataire, très consommatrice de temps, alors que les besoins sont des locations d’une à quelques heures.

Quelles sont les principales différences de votre service avec les autres offres d’auto-partage ?

Koolicar est le seul acteur de location de voitures entre particuliers permettant de mettre à disposition des voitures en libre-service. En effet, nous avons conçu la KoolBox, une solution technologique embarquée dans les véhicules qui vérifie l’identité des conducteurs grâce à un badge, localise les véhicules en début et en fin de location, afin d’informer les propriétaires comme les locataires de l’adresse exacte de la voiture, calcule le nombre de kilomètres effectués pendant la location et dispose d’un système de sécurité contre le vol avec anti-démarrage et localisation GPS.

Toutes ces fonctionnalités de la KoolBox permettent ainsi d’éviter la rencontre entre propriétaire et locataire puisqu’il n’y a plus d’échange de clés, plus de contrat manuel à signer, pas de compteur à relever… En outre, les membres sont sélectionnés sur dossier. Nous ne fonctionnons donc pas comme les autres acteurs où la sélection se fait au fur et à mesure avec un système de notation et de recommandation pour gagner la confiance.

Quelle est votre situation actuelle en termes d’inscrits et d’usages, et quels sont vos objectifs de développement ?

Après un lancement à Bègles et Cannes pour expérimenter le service, nous avons constaté des usages réguliers en termes de locations et ainsi validé qu’il y avait un réel besoin. D’un autre côté, nous avons pu valider également la solution technologique et le parcours d’inscription et de réservation sur le site. Nous avons donc lancé par la suite des villes comme Bordeaux, Vincennes, Versailles… où nous équipons des véhicules actuellement et constatons déjà des premiers inscrits et réservations. Notre objectif, grâce à la levée de fonds, est d’équiper 6000 véhicules d’ici deux ans afin de devenir le premier opérateur d’auto partage entre particuliers.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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