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Fromage: coup de booster pour l’AOP Ossau-Iraty

AOP Ossau-Iraty

Nouvelle campagne de communication, nouveau cahier des charges… L’AOP Ossau-Iraty passe à la vitesse supérieure pour se développer avec son emblématique fromage.

A l’heure où les acteurs du fromage doivent s’adapter aux nouvelles tendances de consommation, l’Appellation d’origine protégée Ossau-Iraty n’entend pas rater le coche. Son syndicat a lancé une importante campagne de communication destinée à accroître son taux de notoriété ainsi qu’une refonte de son cahier des charges afin d’avoir accès à de nouvelles formes de découpe. Sa secrétaire générale, Céline Barrère, répond aux questions de Business & Marchés.

Comment êtes-vous organisés?

Le syndicat Ossau-Iraty a été crée en 1978 à l’initiative d’acteurs locaux (amont et aval) pour gérer cette filière. Très vite, orientation vers une démarche d’appellation. Il est composé de 3 familles (les producteurs de lait ; les laiteries/fromageries/metteurs en marché avec de grosses laiteries comme Lactalis, Sodiaal ou Bongrain, et des fromageries plus locales telles qu’Amour, Fromageries d’Aramis, ainsi que des affineurs ; et la famille fermière). Ce découpage a des incidences en termes de prises de décision. Les fermiers sont exploitants, mais aussi laitiers et producteurs de fromage : on reconnaît les différents métiers.

Quel poids économique représente aujourd’hui l’AOP?

L’appellation représente 1400 producteurs de lait, 140 producteurs fermiers 23 collecteurs de lait, 11 fromageries, 10 caves d’affinage, 47 millions de litres produits en 2013/2014, 3769 tonnes d’AOP Ossau-Iraty vendus en 2014 et 1,5% d’exportations. L’Ossau-Iraty s’inscrit dans un potentiel marché brebis de 13000 tonnes.

Quelles actions ont-elles été entreprises ces dernières années en termes de promotion?

On fait de la promotion depuis les années 1990. Depuis 2010, nous essayons d’être plus présent au niveau national, avec la télévision et le Web. Depuis 2013, nous avons pu développer davantage notre notoriété, en plus des actions multi-régionales. Nous cherchons à développer une image basée sur nos fondamentaux : AOP, montagne… Sur le Web, on insiste beaucoup sur la cuisine, avec l’engouement actuel des consommateurs. L’Ossau-Iraty a des arguments, y compris en snacking ! Il faut mettre en avant les garanties de territoire, de qualité… de l’Ossau-Iraty.

Quels sont vos objectifs de développement?

Dans le cadre de notre cahier des charges, nous avons demandé à ce qu’il soit possible de commercialiser de l’Ossau-Iraty rapé, en cubes… On est en train de faire évoluer ce cahier, avec l’INAO et la Commission européenne. On essaie d’y arriver d’ici à fin 2017.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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