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Faut-il investir dans les pays émergents ?

Pays émergents en question (3). Même s’ils n’exercent pour l’instant qu’une influence modeste au sein des marchés mondiaux, les pays émergents sont amenés à prendre une place de plus en plus importante au sein des échanges internationaux. Ce réservoir de richesses, de population et de diversité peut constituer une oppotunité à la fois financière, mais aussi ancrée au sein d’autres cultures et réalités; une approche pour le moins enrichissante à l’heure où l’on entend dire que la finance semble déconnectée des préoccupations des citoyens.

Preuve de leur implication croissante dans la sphère économique mondiale, le Fonds monétaire international vient de déclencher la procédure de prêts d’urgence afin d’aider les victimes collatérales de la crise. « J‘ai activé les procédures d’urgence du FMI pour réagir rapidement, avec des programmes financiers d’accès basés sur une conditionnalité simplifiée qui se concentre sur la priorité de réaction à la crise« , a expliqué en fin de semaine dernière Dominique Strauss-Kahn, ajoutant que cette action devrait « répondre aux problèmes qui pourraient intervenir dans certains pays émergents« .

Même si ces paramètres immédiats peuvent freiner des projets d’investissement, les pays émergents ne sont pas néanmoins dépourvus d’atouts, au premier rang desquels la faiblesse du coût de leur main-d’oeuvre. Les centres d’appels l’ont bien compris, s’installant cependant en priorité dans des Etats particulièrement avancés, tels que le Maroc. La jeunesse de la population également peut être considérée comme un atout pour tout entrepreneur qui saurait mettre en valeur de potentiels talents. La formation, aux mains de quelques acteurs (étatiques pour la plupart) locaux, n’est pas encore aussi développée que dans nos économies alors que de réels besoins existent.

Les attentes de cette même population ne résident pas seulement dans la connaissance, mais également dans un désir d’élévation du niveau de vie. Les classes moyennes tendent à progressivement adopter des matériels plus aboutis, comme en témoigne la Logan du Français Renault. Le gage de qualité que représente le constructeur est un atout dans la compétition commerciale. Le développement de la population entraîne donc de nouveaux besoins: ainsi, 20 % des Indiens disposent déjà d’un téléphone portable. En Europe, le taux de pénétrattion dépasse les 95 %: il reste encore de la marge, soit un marché potentiel à conquérir.

La richesse en matières premières de certains pays représente aussi un filon sur lesquels les plus avertis des invstisseurs peuvent se pencher. L’entrée au sein des marchés qui y snt liés requiert une solide connaissance des acteurs locaux, dans les entreprises et au niveau étatique. Le commerce de produits auxquels les pays développés sont dépendants constitue une formidable occasion pour ces pays de se développer; un commerce qui pourrait être renforcé par l’expertise de firmes au contact de ce secteur. Le recours aux consultants est encore marginal au sein des pays émergents. Le commerce international est par ailleurs poussé par un développement par l’industrialisation.

A noter enfin que ces échanges ont permis aux pays émergents d’accumuler d’importantes réserves monétaires, à même d’être investies dans le développement des infrastructures. La mise en place progressive d’une plus grande stabilité financière est primordial pour ces Etats, tout comme le renforcement de leur stabilité politique. Ces critères rentrent en ligne de compte dans les décisions des investisseurs. En Inde, les autorités s’affairent à améliorer leur situation économique: l’inflation, qui atteignait 9 %, a été ramenée à moins de 5% au cours du semestre écoulé.

Ces intitiatives et ces atouts sont autant d’invitations à se pencher, que ce soit sur le terrain ou par le biais de produits financiers, sur les pays émergents par le biais de l’investissement. Attention toutefois à la  grande volatilité des cours sur certaines valeurs, qui pourrait dérouter le plus averti des boursicoteurs.

Publié dansEconomieMarchés et finance