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“Il faut changer l’image de certains rhums”, rappelle Danilo Grenci (Damoiseau)

2 min de lecture
Cocktail Punch - Rhum Damoiseau

Depuis l’automne 2019, Danilo Grenci, brand developer, a rejoint Damoiseau. La marque guadeloupéenne de rhum, dont la distribution est assurée par Spiridom (comme Clément et J.M), développe sa présence sur le terrain et dans les bars.

Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?

Je suis barman, passionné de spiritueux et par les saveurs. A chaque voyage, j’essaie de prendre des cours de cuisine sur place. Je suis arrivé en France grâce au stage de boxe francaise a l’Insep. J’ai commencé dans le bar à 15-16 ans le week-end, et j’ai enchaîné plein de métiers ! J’ai notamment travaillé à l’Iguana Café (qui n’existe plus), dans le réseau Costes à Paris (de 2007 à 2010) où j’ai connu Scotty Schuder ; au Maroc dans un restaurant gastronomique, dans des bars-restaurants parisiens, au Moonshiner en 2013 puis au BlueBird en 2016. Je travaille pour Damoiseau depuis septembre 2019.

Quels sont les atouts des rhums Damoiseau ?

Certains barmans sont intéressés davantage par le prix, d’autres par les recettes. Ces dix dernières années, la vogue des bars à cocktails a fait monter en gamme le marché. Le rhum agricole blanc de base n’est jamais cher en France. Il a un profil assez unique. Il se différencie par sa texture, plus huileuse, plus graisseuse, et un aspect végétal. Damoiseau a l’odeur de fleurs blanches, un peu poivré aussi. Avec des rhums à 40°, dans les Martini, le côté minéral ressort bien. Les bars et restaurants constituent le réseau phare de la marque, en temps normal. En Bretagne, par exemple, il y a une belle culture rhum et un attachement porté au produit. Il y a une forte production de boissons, aussi, la région, et de gros distributeurs.

Comment les produits peuvent être utilisés dans les bars ?

Mon rôle est de répandre l’utilisation du rhum agricole dans les cocktails. Il y a encore un travail de démocratisation à faire dans les bars, plus difficile en France qu’à l’étranger : dans les bars à cocktails, on ne l’utilise pas beaucoup. Il est perçu comme un produit cheap, alors qu’un cocktail est un produit exceptionnel. Or, il a son profil. Il faut des recettes simples et efficaces pour montrer que le rhum agricole est qualitatif et ne fait pas mal. On peut commencer par un mai tai (daiquiri, mule, pina, ou pousser plus avec un old fashioned ou un Manhattan ou même un Negroni), par exemple, avec un blend de rhums. Dans les bars à cocktails, c’est bien d’avoir de la diversité. Les rhums blancs peuvent permettre de réaliser un Ti Punch, un Hemingway Daiquiri… C’est un rhum polyvalent, dans le sens où on peut s’en servir dans plusieurs contextes.

Quelle est la mission d’un brand developer dans le contexte actuel ?

J’effectue de la formation autour de la marque, mais j’interviens aussi sur le côté technique, pour construire une carte par exemple. Je peux aussi faire des guests bartending et les barmans récupèrent les recettes. Pendant la fermeture des bars, je travaille beaucoup avec mes collègues en charge du marché britannique. En ligne, ils sont très actifs. Nous avons aussi travaillé sur le nouveau site internet.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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