La Mer de Sable, le parc d’attractions d’Ermenonville (Oise), propriété du groupe Looping, a lancé sa saison d’Halloween le 3 octobre. Alors qu’il mise sur une ouverture continue du 17 octobre au 1er novembre pour maximiser sa fréquentation, le site tire les enseignements d’une année marquée par les aléas météorologiques et prépare plusieurs évolutions de son offre, notamment pour son spectacle emblématique de l’Attaque du train.
Samedi 3 octobre, La Mer de Sable a donné le coup d’envoi de sa saison d’Halloween. “Nous avons un Halloween qui fout la frousse, la peur est à 6km de là et ils le font très bien”, souligne Antoine Lacarrière, le directeur du parc d’attractions d’Ermenonville (Oise), en référence à la saison phare du Parc Astérix. Misant davantage sur un public familial, avec une prédilection pour les 3-12 ans, le site du groupe Looping a fait évoluer son offre et sa période d’ouverture.
Le parc sera ouvert sans relâche du 17 octobre au 1er novembre. “C’est un vrai choix de notre part”, appuie Antoine Lacarrière. Ce choix d’ouverture non-stop entraîne une hausse de la masse salariale, de 30 à 40 %, liée au roulement des équipes, mais doit permettre de maximiser la capacité d’accueil et d’amortir d’éventuelles intempéries sur la fin d’octobre. “Le business se fait essentiellement du 28 octobre au 1er novembre”, poursuit le directeur.
Des spectacles à affiner
Certaines nouveautés devront sans doute être mieux rodées, à l’image de “Wild West Scream”, une activité proposée au prix de 2 euros en supplément. Le train ne fonctionne pas, alors qu’il aurait par exemple pu être décoré pour la saison. C’est donc à pied, sur une traversée pas forcément évidente pour les enfants, qu’il convient de traverser la vaste étendue de sable pour rejoindre la mini-ferme. Après huit minutes au cours desquelles une comédienne propose d’examiner les lignes de la main de quelques participants, un jeu d’acteurs s’ensuit avant que deux d’entre eux ne se lancent dans un combat… et les spectateurs au milieu du gué. Il y a du potentiel, mais la “maxi frousse” produite n’est pas encore au rendez-vous.

A 13 heures place à « La Malédiction de West City ».

Rendez-vous à 17 heures pour « La dernière chance ».
Les spectacles sont plus réjouissants, à l’image de “La Malédiction de West City”, joué à 13 heures, mettant en scène Black Jack, Willy West et Petite Plume dans un show mêlant humour et scène d’action. A 17 heures, dans “La Dernière chance”, les cavaliers bénéficient d’un Corral ayant été drainé durant l’intersaison. On ne peut que souligner la performance des artistes, qui se prennent au jeu avec leurs chevaux, même si le spectacle manque de dialogues.
De riches décors tout au long des allées
Entre les deux, une sympathique animation participative sur le tube Thriller de Michael Jackson permet de combler l’après-midi, à défaut de pouvoir assister au spectacle de l’attaque du train durant l’automne. Les familles se prennent facilement au jeu !
Un partenariat a par ailleurs été noué avec Bayard Jeunesse autour des célèbres livres “Chair de Poule”, une belle idée hélas peu exploitée à l’exception d’un discret QR Code.

Les décors de la saison d’Halloween sont particulièrement réussis.

Belle surprise en revanche avec les décors habilement déployés dans l’ensemble du parc et les files d’attente. Les visiteurs les mieux déguisés peuvent remporter des pass pour la prochaine saison, tandis qu’un concours de décoration de citrouilles colle parfaitement à l’esprit familial de La Mer de Sable.
Une saison marquée par la canicule
La saison d’Halloween, la dernière de l’année pour le parc, constitue également l’occasion de dresser un bilan rétrospectif. La Mer de Sable ouvre ses portes d’avril à novembre… avec une activité fortement dépendante de la météo. L’Ascension, la Pentecôte et le début du mois de juin ont été marqués par du mauvais temps, avant la canicule.
Classé Natura 2000, le site créé en 1963 par Jean Richard doit composer avec son environnement. “La dune crée un courant d’air chaud qui fait que l’on peut arriver à 42-43 degrés”, observe Antoine Lacarrière. Les spectacles sont arrêtés à 35 degrés, ce qui a conduit le parc, qui avait lancé une assurance optionnelle contre la pluie, à la faire évoluer rapidement : au-delà de ce seuil, il est possible de revenir à une autre date.
“La Légendaire attaque du train” va de nouveau évoluer
La note de satisfaction des visiteurs est passée cette année de 8,03 à 8/10. Sur les trois spectacles lancés en 2026 , la refonte de l’emblématique “Attaque du train” n’a, en revanche, pas donné satisfaction. “Le spectacle a manqué son objectif. Un travail sera mené cet hiver pour lui redonner son caractère iconique d’origine”, indique Antoine Lacarrière. Des réflexions sont en cours pour réintégrer le train des visiteurs au cœur de la scène du spectacle. Cela implique de résoudre des contraintes techniques et de sécurité. Une équipe extérieure collabore avec la troupe pour repenser ce spectacle très demandé par le public. L’accès au train pourrait devenir payant, afin de financer cet investissement.
L’an prochain, les coupe-file pourraient également évoluer. 2500 unités ont été vendues cette année, aux prix de 21 euros et de 40 euros. Un système de carnets, plus adapté aux familles, est en réflexion. Encore faut-il que les visiteurs puissent accéder au parc. “Cette année, nous avons souffert de la hausse du prix de l’essence. Nous l’avons vu tout de suite. Certains visiteurs ne peuvent pas payer 30 euros en plus du billet”, témoigne le manager.
