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Le digital, nouvel allié des directeurs financiers

La digitalisation des entreprises constitue un atout certain pour les directeurs financiers.

Pour le Club des Connected CFO (chief financial officers) Pwc/Google/Les Echos*, les directeurs financiers doivent s’imposer comme le « moteur » de la transformation digitale des entreprises, tandis que cette dernière peut constituer un atout pour les premiers. Sortant de leurs fonctions « cœur de métier » pour devenir de véritables partenaires de leur direction générale, les directeurs financiers peuvent s’emparer du digital pour piloter  la performance de l’entreprise de manière optimisée au moyen d’indicateurs communiqués en direct.

Les directeurs financiers bénéficient de trois bénéfices majeurs dans le cadre du renforcement des infrastructures numériques en entreprise, parmi lesquels des données reçues instantanément. Le big data et la visualisation de données, la mobilité et la liberté d’accès, l’aspect social et collaboratif ainsi que le cloud computing (l’informatique « dans les nuages »), constituent des tendances et des atouts de poids. Une meilleure anticipation pour être plus compétitif et un meilleur suivi des processus internes sont également de mise, d’après le Club.

Des indicateurs disponibles en temps réel

« Les réservations effectuées sur le site Internet sont déversées en temps réel dans la comptabilité, ce qui nous permet d’être très réactifs et de prendre des décisions basées sur  des données en temps réel », témoigne ainsi le directeur financier du site LaFourchette.com, Sylvie Nhansana. La comptabilité, la facturation et le recouvrement sont accessibles en « cloud », permettant davantage d’interactions entre les différents systèmes. Une centaine d’indicateurs sont accessibles sur la plateforme, regroupées dans un tableau de bord. Chez Pernod Ricard, les indicateurs phares sont pour leur part accessibles sur tous les supports.

Pour piloter la performance commerciale, le digital permet de disposer de plusieurs outils, plus ou moins exploités. Le yield management constitue le plus connu de ces moyens :les compagnies aériennes ou ferroviaires ajustent leur politique tarifaire en fonction de la demande. Sur Internet, les tarifs publics des concurrents sont facilement accessibles, facilitant la réévaluation permanente de l’offre. Le suivi des requêtes effectuées sur les moteurs de recherche permet par ailleurs de détecter des tendances. Le pilotage du cash est également concerné, à travers le croisement de multiples données et leur visualisation.

Un travail de fond à mener

La disponibilité des données constitue néanmoins le talon d’Achille des opérations de digitalisation, tout comme leur pertinence : en 2015, seulement 45 % des sociétés interrogées par PwC considéraient leurs données comme fiables. Pour résoudre ce problème, les CFO doivent identifier les données n’étant pas exploitées, mettre en place des processus transversaux, et identifier des groupes de personnes pouvant travailler de concert autour d’objectifs communs, conclut le Club.

*Etude parue en février.

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