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Depuis cinq ans, Azendoo digitalise la gestion de projet

Pour planifier vos projets, utilisez-vous la discussion instantanée, des outils de gestion ou bien encore des solutions de stockage de documents? Créée en 2012, la start-up bordelaise Azendoo réunit l’ensemble de ces outils dans une interface en SaaS, adoptée par 1000 clients. Son président, Benoît Droulin, présente à Business & Marchés le parcours d’Azendoo dans un marché en évolution permanente.

Pourriez-vous nous présenter Azendoo?

Benoît Droulin — Nous sommes une start-up d’une vingtaine de personnes qui édite une application de travail collaboratif. Nos utilisateurs peuvent gérer leur propre liste de tâches et s’organiser en équipe : partager des documents issus de plusieurs sources, chatter… On a travaillé une quinzaine d’années au sein de PME, pour le compte de grands groupes. On a observé la lourdeur de gestion de projets inutile pour des projets de quelques centaines de jours-hommes. Au début de la décennie, les réseaux sociaux d’entreprise arrivaient sur le marché, mais en se cantonnant à des fonctionnalités liées à la discussion : pourquoi ne pas s’en servir pour la productivité ? Nous étions un peu seuls sur le marché, puis beaucoup d’outils sont arrivés.

Comment a évolué l’activité d’Azendoo depuis 2012?

A nos débuts, nous étions un peu plus tournés vers l’international, avec un partenariat avec Evernote, qui nous avait sélectionné comme seule société européenne. Nous étions sur un modèle freemium, à plus forte diffusion, sur lesquels il faut transformer les utilisateurs. On n’a pas fait assez de freemium pour en vivre au final. On a basculé d’un modèle freemium et plutôt international à un modèle B2B et davantage centré sur la France, en 2015, de façon graduelle. On en a profité pour moderniser notre application de paiement, et ce pivot a changé la culture de la société : on est passé d’un focus sur le nombre d’utilisateurs à un focus sur le chiffre d’affaires et la relation-client. On a recruté quelques personnes pour faire du customer-care.

De quelle manière les plateformes de gestion du travail collaboratif permettent d’être plus productifs?

On lutte notamment contre le fléau de la saturation en e-mails, la meilleure façon de faire perdre du temps à beaucoup de personnes. L’autre fléau, ce sont les réunions à rallonge. Les changements organisationnels (télétravail, plusieurs bureaux…) incitent à utiliser nos solutions, mais cela fonctionne aussi sur le même site. La première interface d’Azendoo, était sous forme post-it. Le design était un peu rétrograde, mais on est restés sur ce principe. On peut travailler au sein d’un plan d’action avec son équipe, et on gagne un temps fou en termes d’organisation. Les e-mails continuent à avoir de la valeur quand ils sont rares, et quand ils peuvent être vite traités et effacés. On a fait un pont avec l’e-mail, en créant une tâche dans Azendoo. L’e-mail reste un moyen de communication universel. J’ai une trentaine de clients qui ont été invités sur un groupe. On pousse par ailleurs les deadlines des tâches vers les agendas. Il faut plutôt gérer son temps par priorité, plutôt que par horaires.

Comment touchez-vous vos clients?

On touche tous les secteurs d’activité. Un tiers de nos clients évoluentdans le marketing et de la communication, avec de fortes contraintes d’organisation (événements, demandes clients…) Nous sommes aussi très présents dans les départements de design (Decathlon, Pages Jaunes) et les RH. On commence à entrer les DSI. A terme, pour conquérir les grands groupes, il faudrait réussir à s’intégrer aux systèmes d’information. Cela va nous demander beaucoup de travail. Nous sommes par contre en retrait sur les populations de vendeurs, qui ont leur CRM.

De quelle manière souhaitez-vous vous développer?

On a déjà une forte culture de partenariat (Evernote, Microsoft avec l’intégration dans Office 365…) On travaille avec Cisco, qui dispose de sa suite Spark. On souhaite asseoir notre présence en France.

Publié dansEconomieEntreprisesServices