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Deligreens livre des produits bio et locaux aux Lyonnais

La start-up Deligreens livre, depuis 2015, des produits bio et locaux à Lyon, avec un développement constant.

A Lyon (Rhône), les fondateurs de Deligreens n’ont pas attendu que le food delivery défraie la chronique. Créée en 2015, la start-up livre, dans la métropole, des produits bio et/ou locaux (dans un rayon de 40 kilomètres autour de Lyon pour le frais, et 200 kilomètres pour l’épicerie). Julie Dumontet, business developer, présente le parcours de l’entreprise.

Quelles sont les particularités de Deligreens ?

Nous sommes un supermarché en ligne. Nous travaillons en direct avec les petits producteurs. Il n’y a pas de paniers préconçus, et on livre à domicile jusqu’à 22 heures. On réduit les créneaux d’attente à 30 minutes. A contrario du food delivery, nos livreurs sont en CDI, connaissent tous nos produits, et peuvent donner des conseils. On vise des gens qui n’ont plus de temps d’aller au marché, et on souhaite leur faire revivre cette expérience au moyen de la livraison. En chiffres, cela repréente 18 associés, 2000 clients livrés à date, une cinquantaine de producteurs de la région comme fournisseurs et plus de 2000 références en ligne.

Pourquoi avez-vous choisi ce segment ?

Sur Lyon, l’accès est facile aux produits bio ou locaux, mais c’est plus compliqué dès que l’on sort de Lyon.  Nos trois fondateurs ont lancé l’entreprise en février 2015, avant de rejoindre un lieu dédié aux circuits courts à Oulins, et avoir notre propre entrepôt à La Mulatière. Jusqu’en septembre, nous ne livrions que Lyon et Villeurbanne, et nous venons d’ouvrir plusieurs communes de l’ouest lyonnais.

Comment vous-êtes vous développés ?

Le plus difficile est d’aboutir à la première commande ! Le bouche-à-oreille est notre premier canal d’acquisition, et nous faisons beaucoup d’événements food à Lyon. Nous étions vraiment sur du bio local au lancement, et il y avait une certaine ambivalence chez les clients : on ne trouvait pas d’huile d’olive, que les consommateurs cherchaient ailleurs ! Nous souhaitons avoir une approche plus large (bio, local, et bio local), ce qui permet d’avoir une démarche responsable pour davantage de budgets. Nous sommes aussi allés chercher des produits réalisés selon des conditions données. On a un premier panier moyen (la livraison est gratuite au-dessus de 59 euros) à 70 euros, puis ensuite aux alentours de 85 euros. L’objectif est d’atteindre la barre des 100 euros. On rajoute des produits régulièrement, comme l’hygiène et l’entretien.

Quelles sont les prochaines étapes au programme ?

A long terme, avoir d’autres villes. Il faudra retisser un réseau de producteurs. D’ici décembre, livrer dans l’ensemble de l’ouest lyonnais puis d’ici juin, l’agglomération.

Publié dansEconomieEntreprisesServices