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«La data digitale peut être confrontée à des ressentis émotionnels»

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Formations digitales : vidéo, texte, son

Délivrer le bon message, sur les médias digitaux, au bon moment, tel est l’objectif de l’agence Periscope, qui s’appuie désormais sur les données météo.

Depuis 1999, l’agence de conseil en communication et marketing Periscope, basée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), a fait évoluer son offre. Le brand design, le marketing de marque et les solutions liées à la publicité complètent les métiers historiques du marketing digital. L’entreprise vient de lancer une offre de météo-marketing (données, météo-sensibilité des marques). Arnaud Malioche, directeur associé de Periscope, nous en dit plus.

Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer les données météo à vos services?

La météo-sensibilité digitale n’a jamais été étudié et nous constatons que les insights physiques en lien avec les variations climatiques sont souvent très différents sur le digital. Alors que plus de 70% du PIB en France est météo-sensible, nous sommes persuadés que la météo, souvent perçue comme un aléa, peut être une véritable opportunité. A l’ère de la banalisation des discours et du mimétisme marketing, il est important de se démarquer afin de gagner la bataille de l’attention. Notre promesse est simple mais efficace et véritablement accélératrice de business pour les marques : délivrer, sur le digital, le bon message à la bonne personne au bon endroit mais surtout au bon moment, où le consommateur est particulièrement intéressé par le message.

De quelle manière Periscope a élargi ses compétences à l’ensemble des segments du digital et du marketing ?

Periscope a intégré depuis de nombreuses années la data digitale comme élément de compréhension d’un marché et des comportements des consommateurs sur leur marché. Nous avons d’abord créé des outils innovants permettant d’améliorer l’efficacité des sites ou des applications mobiles, puis des outils d’analyse de l’efficacité des campagnes de marketing digital. Nous avons constaté que confronter des données (très rationnelles) à des ressentis publicitaires plus émotionnels créait une nouvelle voie dans les stratégies de communication. Aujourd’hui à l’agence nous travaillons sur un ensemble de concepts : marketing du moment, marketing de l’attention.

Quel message adresseriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à booster le volet digital de leurs activités ?

Cela fait maintenant près de vingt ans que nous évangélisons pour faire comprendre conscience aux entreprises de la nécessité d’agir afin de ne pas subir. Aujourd’hui, nous constatons trois catégories d’entreprises :  celles en logique d’accélération digitale (conscientes des opportunités marché, qui ont déjà effectuées leur transformation digitale et fait pivoter complètement le modèle traditionnel de l’entreprise), celles en logique de transformation  digitale (qui mutent souvent malgré elles, mais qui se donnent les moyens d’exister dans les années à venir) et enfin celles qui sont aujourd’hui totalement décroché (et qui n’ont pas totalement conscience de cela). Face à ce constat, nous avons décidé de créer une « digital academy », un cycle certifiant permettant aux décideurs de prendre conscience des opportunités marché et d’intégrer pleinement le volet digital dans leur stratégie d’entreprise.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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