Aller au contenu

Comment s’est lancé MarlinSpike, le rhum qui n’oublie pas le tonic

Mis à jour le 10 juin 2019

Après un riche parcours dans le top management d’entreprises à l’international, Alexander Darwazeh a lancé, en Belgique, un rhum dédié à la consommation en tonic, MarlinSpike.

Pourriez-vous nous présenter votre parcours?

J’ai d’abord poursuivi une longue carrière dans l’industrie du tabac, notamment chez British American Tobacco. J’y ai appris des éléments forts sur le marketing centré sur le consommateur et basé sur la psychologie, et sur le rôle joué par le rhum dans le processus de mélange du tabac. J’imagine que mon destin était de consacrer un jour ma vie à cet incroyable produit ! Plus tard, j’ai rejoint le marketing du géant de la brasserie AB InBev. J’étais notamment responsable du déploiement de sa marque phare, Stella Artois. J’ai poursuivi ma carrière internationale chez Electrolux, avant de rejoindre une société commercialisant des systèmes de gestion de l’eau en B2B États-Unis. J’aime diriger de grandes équipes, mais il m’est apparu que je préférerais  lancer ma propre marque. Je voulais appliquer mes compétences et créer une entreprise durable pour mes enfants. J’en avais aussi marre de de la pression des résultats trimestriels, qui prévalent souvent dans les entreprises multinationales. Etre entrepreneur, c’est dur, mais avec un peu de chance, on est au moins maître de son destin.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer un nouveau rhum ?

Après avoir évalué diverses options, il m’est apparu clairement que le secteur des spiritueux était encore très « vieille école » en termes de marketing. Plus précisément, la catégorie du rhum était encore totalement ouverte aux innovations nouvelles et significatives et tout le monde dans le monde des bars attendait depuis de nombreuses années que le rhum prenne son envol. Je me suis mis au travail il y a quatre ans. J’ai également eu la chance de travailler avec l’un des plus grands et des plus prestigieux négociants en rhum du monde, ce qui nous a permis d’utiliser quatre rhums âgés de trois à cinq ans, d’une qualité exceptionnelle. Il fallait obtenir un rhum apte à être facilement mixé pour séduire les barmans.

Comment avez-vous imaginé ce concept d’un rhum adapté à la consommation en tonic ?

J’ai eu beaucoup de chance de travailler avec certains des meilleurs du secteur qui m’ont beaucoup appris sur les mélanges et plus particulièrement sur l’analyse moléculaire. J’avais déjà appris de mon expérience de brasseur que l’équilibre parfait était la faculté de boire des spiritueux blancs rafraichissants, sans oublier l’élégante profondeur et la gamme de saveurs que seuls les spiritueux noirs peuvent fournir. Lorsque mes collègues, après près de deux ans de développement, ont atteint ce « point doux », je savais que nous tenions le produit parfait. Notre rhum ne domine jamais le cocktail, et fait toujours ressortir le meilleur des ingrédients., Les consommateurs avertis ne reviennent plus au gin tonic !

Quels réseaux vous référencent ?

Nous nous concentrons sur les réseaux de prescription et l’e-commerce. Cependant, j’ai toujours su que pour mettre en place une telle innovation et avoir une place face aux géants de l’industrie, nous avions besoin d’un véritable constructeur de marque en tant qu’importateur et distributeur. Nous avons encore eu beaucoup de chance de faire de Bruant Distribution (France) notre partenaire pour construire la marque. Leur équipe possède un savoir-faire incroyable, une feuille de route remarquable avec leurs clients.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Recevez nos prochains articles par e-mail



Publié dansEconomieEntreprises