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Avec DRP, la drop culture tient désormais salon à Paris

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Nouvel événement pour WSN Développement. Connu pour ses salons professionnels (Who’s Next et Première Classe sur la mode, Bijhorca sur la bijouterie…), l’organisateur lance un festival dédié à la drop culture, DRP, du 23 au 25 juin au Grand Palais éphémère, à Paris. Mode, sneakers, gaming et musique seront réunis “in real life”, tandis que le salon se prolongera dans le métavers, un nouvel univers virtuel. Les fans de sneakers pourront accéder à une section dédiée, avec Sneakerness, une convention multi-villes dédiée à la revente de baskets. Un skatepark et un terrain de basket seront installés. Frédéric Maus, directeur général de WSN Développement, nous en dit plus.

Pourquoi avez-vous décidé de lancer un salon ouvert au grand public ?

WSN a décidé de poursuivre son développement en BtoC avec DRP, un festival dédié à la drop culture et street culture pour le grand public et notamment les jeunes générations passionnées de sneakers, de streetwear, de sport et de rap. Nous avons fait le constat qu’il manquait un lieu ou un événement pour le grand public durant la Fashion Week, et voulions inclure la génération Z et les Millenials dans cette période bouillonnante et créative.

Comment peut-on définir la drop culture, et quels types d’événements existaient jusqu’alors ?

Un drop est une série limitée de pièces soutenue par une communication digitale intelligente et souvent innovante. Pionnier dans le secteur du streetwear et de la sneakers, le concept de drop est maintenant récurrent dans le secteur du luxe et des nouveaux marchés qu’il s’agisse de l’art, du mobilier, des jeux vidéos ou encore du sport. La drop culture, c’est la manière de penser, de consommer de la communauté qui la constitue. Jusqu’à présent, les seuls événements existants sont ComplexCon aux Etats-Unis autour de la pop-culture ou Innersect en Chine.

De quelle manière a explosé l’engouement pour les sneakers ces dernières années, notamment en matière de revente ?

Depuis plusieurs années maintenant, les nouvelles générations ont changé leur mode de consommation avec une part de seconde main de plus en plus importante et un désir d’exclusivité et de rareté. La basket est le produit phare de la drop culture avec la multiplication des collabs entre marque de luxe et grand nom du sport comme Nike x Louis Vuitton. La désirabilité et rareté de ces produits ont provoqué l’avènement de la revente et de la spéculation.

Comment les marques de mode se sont emparées de cet univers ?

Le phénomène du drop s’est infiltré dans tous les domaines qu’il s’agisse de mode, de food, de gaming ou de sport : de Lidl à Subway en passant par Dior ou Kenzo. La drop culture permet à ces marques de gagner en désirabilité et en exclusivité et ainsi gagner en croissance auprès des jeunes générations. Cependant ces nouveaux consommateurs sont exigeants et demandeurs de marques qui véhiculent leurs valeurs en termes de développement durable, d’inclusion et de social. Faire une collab ne suffit pas, il faut du sens derrière.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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