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Agriculture : la vente directe peut se développer davantage

Les Français plébiscitent la vente directe de produits agricoles, mais rencontrent des difficultés d’accès.

75 % des Français déclarent connaître précisément le principe de la vente directe par des producteurs dans le secteur alimentaire, et 87 % des Français ont déjà acheté en direct, indique une étude réalisée par Ipsos pour le Crédit Agricole*. Les marchés constituent le lieu privilégié de ces achats, devant l’exploitation ou la ferme. « Ce contact humain est vecteur de confiance, tant en  termes de qualité des produits que de prix pratiqué, et permet de rajouter du sens à leur geste », expliquent les auteurs de l’étude pour expliquer cet engouement.

La qualité des produits, le soutien à la production locale et le prix constituent les trois avantages de la vente directe les plus fréquemment cités par les sondés, devant la sécurité alimentaire (ou les bénéfices pour la santé). Les fruits et légumes sont les produits les plus achetés par ce mode de distribution, devant les œufs. L’aspect militant ne ressort guère de l’étude : seuls 7 % des Français ont déjà acheté des produits en vente direct via une association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). Le manque de récurrence des contacts apparaît comme une problématique forte.

Les contraintes d’accès pèsent néanmoins sur la fréquence d’achat en vente directe. 48 % des Français font ainsi état d’un manque de producteurs près de chez eux. 31 % des Français manquent d’informations à ce sujet, et 29 % déplorent un manque de praticité. Certains acteurs tentent de remédier à ce problème, tel Au bout du champ qui vend de façon intermédiée certes, mais par le biais de circuits raccourcis, des produits frais dans son « Web » magasin de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

*Sondage réalisé par Internet du 24 au 29 janvier 2014 auprès d’un échantillon de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus représentatif de la population française.

Publié dansEconomieEntreprisesServices