Hennessy souhaite renforcer sa présence auprès des professionnels du bar et renouveler les usages du cognac. La finale France 2026 de son concours Hennessy My Way, remportée par Adèle Pépin, illustre cette stratégie qui s’appuie sur la créativité des bartenders, mais aussi sur l’éco-responsabilité et les rituels de service.
Première compétition, première victoire. En poste à l’hôtel Mama Shelter de Marseille (Bouches-du-Rhône), Adèle Pépin a remporté la finale France de l’édition 2026 du concours de bartenders Hennessy My Way, organisée début septembre à Paris. Son cocktail était servi avec du marc de café grillé et se composait de cognac Hennessy VS, de café, de sirop de bourgeons de pin, d’aquafaba, d’huile d’olive infusée aux pignons de pin torréfiés, de pignons de pin torréfiés et de sel. Un drink très réconfortant, évoquant en bouche une chicorée, relevé par une pointe de sel — de quoi renouveler les codes de consommation du cognac, l’un des objectifs poursuivis par la marque du groupe LVMH.
Un concours né pendant le Covid, devenu un outil de conquête de marché
Créé en 2020 comme une initiative destinée à soutenir les professionnels du bar pendant la crise sanitaire, Hennessy My Way s’est mué en concours de bartenders en 2022, avant de se décliner rapidement sur plusieurs marchés : 25 finales nationales et régionales cette année, 30 prévues en 2027. Un programme de mentorat a depuis été ajouté, ainsi que la possibilité, pour les vainqueurs, d’effectuer une résidence au sein d’un réseau de bars à l’international. La France fait partie des marchés où le concours se décline.
«En France, on ne consomme pas beaucoup de cognac. Ce concours nous permet de nous rapprocher des bartenders, qui pourront ensuite être prescripteurs auprès des consommateurs finaux», indique Adama Ballo, brand ambassador France de Hennessy. «La France est un petit marché pour nous, mais il progresse régulièrement et est désormais placé sur la carte de nos lieux clés», complète Julien Pépin Lehalleur, responsable de la formation chez Hennessy, qui mise sur certaines valeurs phares du concours — éco-responsabilité, rituels de service — pour continuer à gagner des parts de marché.
Rawd Ezzaher (Dima) primé pour l’éco-responsabilité

Rawd Ezzaher
En poste au Dima, un bar à cocktails franco-marocain établi à Paris (15e), Rawd Ezzaher a été récompensé pour son caractère éco-responsable avec un bonbon au croissant et à la menthe, servi sur un glaçon transparent taillé à la main. Le cocktail — Hennessy VS, sirop de croissant toasté, jus de pomme Granny Smith acidifié à l’acide malique, eau gazeuse infusée au chocolat et à la menthe — se distinguait par son mélange détonnant et rafraîchissant, servi à la théière.
Matteo Monteleone (Bar Joséphine) distingué pour son rituel de service
Le rituel de service imaginé par Matteo Monteleone, en poste au Bar Joséphine, l’un des établissements du Mandarin Oriental Lutetia (Paris 6e), a également retenu l’attention du jury : un globe comestible posé sur une petite assiette, à base d’un crumble de brownie séché mixé avec des restes de sirop, une poudre de framboise, du thé noir et un zeste d’orange. Il accompagnait un cocktail plus classique à base d’Hennessy VS, de cordial maison (sucre, framboises, eau, thé noir Earl Grey, verjus), de triple sec et de solution saline — long en bouche et finement sucré.
Un tropisme régressif chez plusieurs finalistes
Parmi les créations présentées par les huit finalistes, on note un goût affirmé pour les saveurs régressives. Établi à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nicolas Castera-Garly a présenté un cocktail chaud à base de cognac, de sirop de figue et de beurre, de lait entier et de chicorée, au nez très chaleureux et où la puissance du cognac reste bien présente en bouche.
Thomas Guibert, du bar parisien Combat (19e), a de son côté joué sur l’univers du petit-déjeuner avec une recette à base de cognac travaillé en fat-wash au beurre noisette et pain grillé, d’un sirop beurre doux-miel, de lactosérum fumé, de verjus et d’une teinture maison (solution concentrée d’arômes à base de babeurre cuit, filtré et fumé au chêne). Mais, promis, les cocktails seront réservés à des heures plus adaptées…
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
