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ROOFTOP — À l’été 2026, le Moonshiner prend de la hauteur avec un bar caché sur un toit à Paris

3 min de lecture

Le Moonshiner prend la lumière. A l’été 2026, ce bar à cocktails caché du 11e arrondissement de Paris investit le rooftop de l’hôtel Paradiso, près de la place de la Nation, à travers un projet baptisé Vertigo. Cette terrasse discrète illustre aussi la montée en puissance de Liquid Corp dans l’événementiel et les expériences cocktails premium.

Le Moonshiner sort de sa tanière. De la mi-mai à la fin septembre, l’équipe de ce bar à cocktails caché depuis 2013 dans le 11ème arrondissement de Paris pose ses valises sur le toit de l’hôtel Paradiso, au pied de la place de la Nation (20è). “Nous sortons de notre speakeasy où il n’y a pas de lumière naturelle, en imaginant le concept comme une terrasse extérieure. Toutefois, nous restons cachés en étant logés sur le rooftop, sans indication”, décrit Thomas Crand, le gérant du groupe Liquid Corp, propriétaire du Moonshiner.

L’opération a été menée en quelques semaines seulement, puisque le groupe MK2, spécialisé dans le cinéma et propriétaire de l’hôtel, n’a sollicité les équipes du Moonshiner qu’en mars 2026. Ces dernières étaient déjà rompues à un service hors-les-murs, puisqu’elles ont notamment travaillé à Cannes (Alpes-Maritimes) l’an dernier, ou bien contribué à diverses activations. Une partie de l’équipe du bar à cocktails a été détachée sur le projet, nommé Vertigo.

Six cocktails servis en plein air

Not an old fashioned - Vertigo - Rooftop du Moonshiner à Paris 20e - Hôtel Paradiso

Not an old fashioned

“Nous avons dû improviser une ouverture en dix jours, dans un lieu qui n’est pas conçu pour cette activité”, s’amuse Yael Mairesse, bartender. Une carte de six cocktails (de 15 à 16 euros) a été imaginée pour les besoins de Vertigo. Citons notamment le Not an old fashioned, un milk punch à base de whisky Glenfiddich 12 ans et de Fresh Monkey Shoulder, infusés avec de la fraise, du verjus, du pamplemousse et de l’hibiscus. Tout l’inverse d’un old fashioned puisque l’on verse délibérément dans la douceur, avec un nez rond porté sur la fraise. En bouche, le cocktail est drink est juicy, et le whisky très discret.

Le Freak - Vertigo - Rooftop du Moonshiner à Paris 20e - Hôtel Paradiso

Le Freak

Parmi les autres créations, Le Freak (vodka Pegasus, gin Another Hendrick’s, liqueur de fleur de sureau Fiorente, bière blanche Paname, bergamote, pomme, verjus) fait la part belle à la fleur de sureau en bouche, avant d’être résolument printanier en bouche, grâce à la fraîcheur de la pomme, ponctuée par une pointe d’acidité en finale. Pour sa part, le Hot Stuff (tequila Milagro, Cointreau, thym, abricot, citron) adopte un tropisme estival puisqu’il est servi givré. La tequila et le Cointreau prennent l’ascendant lors de la dégustation, aux côtés de notes végétales contribuant à rendre l’ensemble très accessible.

Un périmètre du groupe centré sur les cocktails, la pizza et le clubbing

Le lancement de Vertigo permet par ailleurs à Liquid Corp d’illustrer son savoir-faire en matière d’événementiel. Créé en 2007, ce groupe comptant environ 80 personnes s’est progressivement recentré sur trois piliers : les cocktails (avec les bars Moonshiner et Dirty Dick), la pizza (Da Vito, Louie Louie et Marco Marco, en plus du restaurant Octopus) et le clubbing (Nodd). Ses activités sont localisées à Paris et à La Défense, dans un complexe qui a souffert de la baisse de fréquentation post-Covid.

“En vingt ans, nous avons observé que les bars sans concepts forts occupent moins de terrain. Il y a davantage de place pour une expérience cocktails plus premium, comme pouvaient le faire les bars d’hôtels lorsqu’ils étaient seuls sur ce créneau. La notion d’hospitalité est également essentielle à prendre en compte”, indique Thomas Crand, qui relève par ailleurs la baisse du budget des entreprises sur l’événementiel (l’un des pans d’activité du pôle de La Défense) et les difficultés récurrentes à recruter en cuisine.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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