Ouvert en avril 2026 dans le centre de Rome, Drink Kong Campo Marzio est un bar à cocktails situé au rez-de-chaussée d’un hôtel 5 étoiles, avec une entrée indépendante. L’établissement mise sur un décor futuriste inspiré de la pop culture japonaise et une carte tournée vers les grands classiques du cocktail.
D’emblée, la salle tout de noir vêtue, aménagée tel un long tunnel, impressionne. Un décor élégant et très futuriste signé du cabinet Studio Lord Z, intégrant des éléments de la pop culture japonaise. Tel est le cadre détonnant du bar à cocktails Drink Kong Campo Marzio, ouvert le 17 avril dernier à Rome (Italie) au sein d’un quartier composé de boutiques haut-de-gamme. À l’origine du projet figure Drink Kong, un bar ouvert il y a huit ans dans la capitale italienne, classé au 92e rang du classement The World’s 50 Best Bars.
“La taille du bar est un peu plus petite que l’original”, concède Anna Silvestri, l’une des six personnes de l’équipe de Campo Marzio. Le concept est “futuriste”, mais prend place dans un hôtel 5 étoiles, le Casa J.K. Place. A la différence du CopperBay, qui a décliné son bar à cocktails du 10ème arrondissement de Paris à la place du bar de l’hôtel Lancaster, près des Champs-Elysées, Drink Kong Campo Marzio dispose de sa propre entrée, dans la rue, fonctionnant en autonomie.
Un ancrage intemporel autour des grands classiques
Très moderne dans son apparence, Drink Kong Campo Marzio est un établissement qui entend s’inspirer des bars d’hôtels. Pas de menu thématique comme dans le Drink Kong original, mais une carte plus intemporelle, autour des cocktails classiques. “Toutes les boissons sont des valeurs sûres, des boissons qui ne meurent jamais, avec une touche un peu plus moderne, comme le Spiced Tommy’s, un twist de margarita avec du sirop d’agave et un mix d’épices”, illustre Anna Silvestri.
Le menu se divise en cinq parties. D’une part, une sélection de sept apéritifs (Americano, Adonis, Bellini…), de 18 à 22 euros. Ensuite, douze cocktails classiques (Negroni, Rob Roy, Old fashioned…), avant cinq martinis, comme un Dirty Martini ou une recette intégrant du caviar (de 20 à 35 euros). Après quatre cocktails sans alcool (16 euros), place à l’Heritage collection, cinq twists maison de classiques (de 18 à 20 euros). Par ailleurs, une petite coupe de champagne est servie aux clients (pinot noir, chardonnay, pinot meunier).
Des twists de classiques d’une grande maîtrise

Francesco Mamberto, bartender

Synchronize
Dans l’Heritage collection, le cocktail Synchronize se compose de gin District B12, de vermouth blanc urka, de bitter Del Redentore (des ingrédients italiens), d’hibiscus, et de cardamome noire. Pensé comme un Negroni, mais d’emblée foncièrement plus puissant. La cardamome domine dès l’attaque, donnant au cocktail un profil singulier. Le vermouth s’exprime bien. “La cardamome noire apporte des notes foncièrement florales et apporte cette robe rouge pop qui caractérise si bien ce cocktail”, précise Francesco Mamberto, bartender. En finale, le cocktail est résolument botanique et très herbacé.

Big trouble in Oaxaca
Mezcal Del Maguey Vida, ananas, liqueur de melon Midori, piments jalapeños verts, jus de citron vert : le Big trouble in Oaxaca illumine d’emblée le comptoir avec sa robe jaune pop très lumineuse. Assez doux en attaque, le cocktail est ensuite foncièrement porté sur le mezcal. Le piment twiste très légèrement le cocktail, apportant une touche singulière sans pour autant anesthésier le palais. Un très bel exercice de style, tout comme le lieu.
Via dei Prefetti, 22, Rome
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
