Avec des nocturnes affichant complet et une fréquentation record l’an passé, Peur sur le Parc confirme son poids stratégique pour le Parc Astérix. L’édition 2026, organisée du 3 octobre au 8 novembre, renouvelle certains spectacles, mais les nombreux travaux en cours au centre du parc bousculent le parcours client.
Au Parc Astérix, Jason déboule à l’improviste pour effrayer les visiteurs. L’homme à la tronçonneuse demeure l’un des emblèmes de Peur sur le Parc, la saison phare du parc d’attractions de Plailly (Oise). L’édition 2026 se déroule du 3 octobre au 8 novembre, après une saison 2025 record, marquée par 557500 visiteurs en 20 jours.
Lancé en 2009, l’événement est progressivement devenu le rendez-vous majeur du calendrier du parc. Sa mise en place mobilise 400 intermittents, pour 1369 heures de préparation, 3000 pieds de maïs et ballots de paille installés, ainsi que 14 tonnes de citrouilles issues de 16 variétés. Les animations les plus effrayantes sont destinées à un public averti, tandis que la majeure partie du parc conserve une vocation familiale.
Une édition remodelée par les travaux

Le souk gagnerait à être mieux animé.
Cette année, les travaux engagés sur plusieurs zones modifient sensiblement l’expérience. Jason a été déplacé dans la zone consacrée à la Gaule. Dans la zone Égypte, l’extension a permis de transformer le souk, inauguré en 2025, en un passage hanté baptisé “Les Bas-Fonds du souk”. L’idée de réunir danseuses, voyante, momies et scorpions dans cet espace couvert est intéressante, mais l’ensemble manque encore d’animation. Malgré la confection de 26 costumes spécifiques, les comédiens restent trop discrets pour donner pleinement vie au lieu.
La démolition des Rues de Paris entraîne également la disparition d’un vaste espace couvert. Cette transformation pèse directement sur l’offre de Peur sur le Parc, avec la suppression de deux parcours hantés, “La Colère d’Anubis”, autour de l’Egypte, et de “Mission perdue”, un parcours aux effets lumineux en 3D.
Trois maisons hantées pour les amateurs de sensations fortes
Au pied de l’Oxygénarium, renommé La Descente du Nil avec une très belle thématisation, le Buffet de l’horreur a repris du service. Il prend place dans l’ancien Restaurant du Cirque, désormais appelé Les Comptoirs d’Épidemaïs.
A proximité, un parcours hanté à ciel ouvert, “La forêt sans retour”, est proposé, hélas uniquement en nocturne. “Pour le parcours forêt, on est 100% météo-dépendants”, observe, par voie de communiqué, Kévin Blandina, le responsable du service spectacles du parc, qui a dû imaginer des costumes et des installations adaptés aux intempéries.

A l’entrée des Catacombes, désormais à l’arrière du parc.

On ne peut que souligner l’incroyable performance des comédiens dans les maisons hantées (ici, Le Tombeau des Dieux) !
Les maisons hantées, elles, ont été reconduites dans leur format, à l’instar des “Catacombes”, déplacées mais toujours aussi effrayantes après sept ans de service. Une très bonne mobilité est requise pour s’y déplacer, tout comme dans le “Tombeau des Dieux”, aux impressionnants décors. “Les Enfers de Pompéi” permettent quant à eux de redonner vie au bâtiment du Défi de César, une attraction fermée en 2024. Les maisons hantées s’adressent à un public adolescent et adulte.
Des spectacles plus présents

Un nouveau spectacle musical prend place en journée sur la scène du Camp des lames d’acier.
Au bord du lac, l’impressionnante scène du Camp des lames d’acier accueille plus régulièrement des représentations que l’an passé, grâce à l’alternance de trois spectacles : Brakkor, l’affrontement, Le dernier brasier et La danse des morts-vivants. Cette dernière séquence, construite autour du tube “Thriller” de Michael Jackson, repose sur un jeu d’acteurs efficace. La nouvelle programmation offre ainsi une animation supplémentaire en journée, en complément des spectacles réservés aux nocturnes.

Autour du Sirius, d’étranges individus déambulent…

…et jouent avec l’espace.
Au fond du parc, La danse des naufragés et La Dernière danse du Sirius exploitent toujours le décor de paquebot installé à l’ancien emplacement de Main basse sur la Joconde.

Dans le spectacle Gladiator Illusionis, place à la magie…

…mais sans explorer le lien avec le reste de la saison.
Nous sommes plus circonspects sur Gladiator Illusionis, le nouveau spectacle présenté dans les Arènes. Le parc promet des “apparitions troublantes, phénomènes inexpliqués et manipulations déroutantes” dans une ambiance étrange. Après une introduction qui installe efficacement le cadre romain, les numéros de magie et d’illusion s’enchaînent sans véritable lien avec Halloween ni avec la peur. Le spectacle manque de rythme. Son format présente néanmoins un avantage : suffisamment indépendant de la saison, il pourrait être proposé au-delà de la période de Peur sur le Parc.
Des détours en attendant la zone grecque, Londinium et le quatrième hôtel
En déambulant dans le parc, on est toujours surpris par l’enrichissement, ces dernières années, de l’offre d’attractions avec Toutatis, lancé en 2023, et Cétautomatix, inauguré en 2025. La fermeture simultanée de deux lands, Les Rues de Paris et la zone grecque (en rénovation jusqu’en 2027), oblige à de longs détours pour les rejoindre.

Fin de journée avec le Défilé des Monstres.

De nouveaux espaces seront prochainement accessibles.
Cet enchevêtrement de palissades laisse aussi entrevoir le futur hôtel L’Odyssée, le quatrième établissement du Parc Astérix, prévu pour mars 2027. Il faudra attendre 2028 pour déambuler au sein de Londinium, le futur land londonien couvert, qui s’apparente pour l’heure à un imposant bâtiment prêt à être décoré. En attendant, la journée se conclut avec le traditionnel Défilé des monstres, assurant une habile transition entre les phases de journée et de nocturnes.
