Le bar à cocktails Lipstick, installé à Pigalle depuis 2014, renouvelle son menu avec huit créations pensées pour un large public, et conserve son identité d’établissement de quartier.
A Paris, le Lipstick, bar à cocktails incontournable de Pigalle depuis 2014, a fait évoluer son menu depuis la mi-avril. Huit recettes s’adressent aux clients, “qui souhaitent découvrir l’univers du cocktail sans être experts”, rappelle Cyril Jeulin, barman. Pour cette refonte, les deux cocktails plus techniques qui s’adressaient notamment aux visiteurs issus de l’industrie du bar ont été retirés de la carte. La palette de saveurs a été diversifiée, et un élégant porte-carte fait office de support, accompagnant le changement de couleur de la façade, du bleu au rouge – pas de changement à l’intérieur.

Vanilla Groove
Le menu compte déjà des best-sellers, à l’instar du Vanilla Groove, “frais, pétillant, exotique”: Absolut vodka, passion, Cointreau, thé noir infusé à la vanille. “Ce cocktail représente déjà la moitié de nos ventes. Nous nous doutions bien qu’il rencontrerait son public, mais pas à ce point”, s’amuse Cyril. Carbonaté et servi à la pression, le drink présente un nez moelleux porté sur la passion et les agrumes. En bouche, il est assez long grâce au thé, et très vanillé. La passion occupe aussi une belle place lors de la dégustation, tandis que la vodka est en retrait : “elle sert à apporter un kick, sans déséquilibrer le cocktail”.
Autre cocktail servi à la pression, le Leather & Ginger (whisky Monkey Shoulder, soda au gingembre fumé) constitue un twist de horseneck (brandy, ginger ale, bitter), “pensé comme un long drink d’été, pétillant”, illustre Joffrey Vertalier, le chef de bar. Du whisky tourbé (Smokey Monkey) complète la recette. Au nez, le cocktail est très fruité et onctueux; en bouche, on est surpris par sa belle consistance.

Earth Club
A l’opposé, coup de cœur pour le Earth Club, moins accessible au premier abord (gin Beefeater, Campari infusé au café et girofle, vermouth à la betterave), il est “amer, terreux et torréfié” selon l’équipe. Il est préparé au Cuban roll (technique de préparation consistant à transvaser le mélange d’un shaker à un autre) pour bien l’aérer. Des pickles de betterave sont disposés en garnish. Au nez, la betterave prend le dessus de manière très poussée. “Le café accompagne la betterave, mais ne constitue pas une saveur supplémentaire”, ajoute Cyril. En bouche, on se rapproche de l’esprit d’un Negroni. Le café et le vermouth s’entremêlent bien, avant une touche plus fumée en finale. A noter que certains cocktails sont toujours proposés au prix de 6 euros au lieu de 12 durant l’happy hour.
5 rue Frochot, 75009 Paris
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