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Comment les liqueurs régionales de Cambusier se sont imposées

2 min de lecture
Cocktail liqueur de Myrte Cambusier au Lipstick (Paris)

Les liqueurs régionales de Cambusier ont franchi la porte des bars et restaurants parisiens, en travaillant étroitement avec les barmans et en démontrant la pertinence du concept.

Mettre « la France en bouteille », telle est l’ambition de Cambusier. Créée en juin 2017 par Martin Smodis et ses associés, la start-up a migré de Nancy (Lorraine) à Paris pour poursuivre son développement, à commencer par les bars, hôtels et restaurants. Une levée de fonds de 95.000 euros, en mars 2018, a permis à l’entreprise de poursuivre son ambition de proposer 13 liqueurs (citron, génepi, framboise, fraise, mirabelle, myrte, cassis, prunelle, coing, violette, pomme, genièvre) représentant les 13 régions françaises – l’Ile-de-France disposera courant 2019 de sa propre liqueur, le produit étant en cours d’élaboration.

Agathe Théveneau, qui a officié dans de multiples établissements à Paris et à Londres, a rejoint Cambusier en tant que brand ambassador. « Je fais le lien entre les barmans et la marque. Je leur présente notre démarche, les produits, et je leur laisse libre cours pour élaborer des cocktails », explique-t-elle lors d’une des soirées qu’elle organise chaque mois dans un bar parisien – Avek et le Lipstick (photo) ont récemment accueilli ces événements. 80 établissements CHR référencent aujourd’hui les liqueurs à Paris, contre une quinzaine en septembre dernier.

« Nous devions gagner en reconnaissance »

Pour parvenir à placer leurs produits dans les bars, Martin Smodis et son équipe, aujourd’hui composée de huit personnes (deux cofondateurs, un directeur commercial, une brand ambassador, deux apprentis, un graphistes et un brand ambassador prochainement présent en Asie pour débuter les ventes à l’export), ont dû franchir de multiples étapes. « Pendant un an et demi, j’étais seul avec mes associés qui travaillaient en parallèle », rappelle Martin Smodis.

Pour s’imposer, l’équipe de Cambusier a dû prouver la pertinence de son idée : « nous n’avions pas de business plan suffisamment précis, ce qui nous a posé des difficultés, et nous avons crée une marque hors du cadre, qui devait entrer dans des établissements renommés pour être reconnue. A contrario, nous avons été agréablement surpris par l’engouement pour la démarche locale », poursuit l’entrepreneur.

En 2019, Cambusier s’aventurera donc en-dehors des frontières, et n’oubliera pas ses partenaires en réalisant des portraits des producteurs de fruits qui contribuent à l’élaboration de ses liqueurs.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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