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Make Ici multiplie les projets pour la rentrée

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Ici Montreuil - Make Ici

Les «manufactures» de Make Ici, à Montreuil et dans les Bouches-du-Rhône, allient production et entrepreneuriat. Leurs programmes de formation s’étoffent.

Depuis son ouverture en 2012, Ici Montreuil, un fablab qui réunit des unités de production (machines, infrastructures) et des bureaux, a bien grandi : la holding Make Ici regroupe aussi des locaux à The Camp, le lieu futuriste dédié à l’innovation d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et, cet été, à Marseille. Xavier Modin, associé marketing et services, revient sur cette forte actualité, qui sera complétée par des projets d’ouverture à Paris, Nantes (Loire-Atlantique), Lormes (Nièvre), et en parrainage avec d’autres acteurs locaux de Montreuil, le Fablab de l’Espoir, dans un des quartiers prioritaires de la ville.

Comment se déroule le lancement d’Ici Marseille ?

Nous tenons notre plan de développement. L’inauguration officielle aura lieu en octobre. Le principe d’une «manufacture collaborative et solidaire» y demeure. Des indépendants professionnels des métiers du « faire » pourront s’installer, bénéficier de machines et de bureaux, dans l’écosystème local : des ateliers de charpente marine, bois, métal, design et textile. Le projet a pris beaucoup de temps : nous y pensions depuis 2016. Ce sera le plus grand fablab d’Europe avec 3500 m². Depuis Marseille, nous accompagnons la structuration du projet. Nous déployons en parallèle un CRM pour mettre les résidents en réseau, appliqué à tous nos sites.

Les créatechs disposeront d’une formation dédiée, à la rentrée : quels en sont les objectifs ?

Creative Technologists est une formation qui va permettre à tous les gens qui ont des idées de les matérialiser. Les créatechs sont dans le monde de la communication : ils permettent à un créatif de prototyper des choses. Ils peuvent imaginer des concepts, et les produire : installations artistiques, objets connectés… Aujourd’hui, les formations existantes sont morcelées sans mélanger le travail du bois ou du métal avec d’autres types de compétences. Nous avons une brique «Langage des agences» pour permettre aux makers de comprendre cet univers. Nicolas Bard et moi-même venons de ce milieu. Les agences sont obligées d’externaliser la création de leurs bornes interactives, par exemple. Nous avons conçu deux versions de la formation (deux jours par semaine, dès septembre, et longue, qualifiante, de 800 heures, en novembre), à Montreuil avant d’envisager de la décliner à Marseille.

La troisième promotion de la formation Entrepreneur-Maker démarrera également après l’été : quel regard portez-vous sur ses débuts ?

Entrepreneur-Maker est une formation labellisée Grande école du numérique, lancée en 2017. La troisième promotion débutera le 24 septembre. Des demandeurs d’emploi, des salariés en reconversion, des particuliers sur fonds propres… bénéficient d’une formation sur le savoir-faire manuel sur le travail des matériaux, l’apprentissage des machines de conception numérique, et l’entrepreneuriat. La première promotion s’est très bien déroulée (15 personnes, sur 450 heures de formation et un mois de stage) : nous avions beaucoup de projets d’entrepreneuriat. Des passions pour le bois, le métal… sont nées. Nous avons six personnes qui terminent la deuxième session. Un porteur de projet veut ouvrir un fablab en Thaïlande, deux personnes veulent travailler sur des chantiers d’insertion, une personne va être embauchée dans un fablab, une personne va passer des métiers de la finance à ceux du fer… Les débouchés sont variés.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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