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A 80 ans, l’Alpe d’Huez entrevoit l’avenir avec optimisme

Dans l’Isère, la station de l’Alpe d’Huez fête ses 80 ans à travers une programmation dédiée et un plan d’investissement pluriannuel.

250 km de pistes, 1 300 000 journées skieurs, 35 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les remontées mécaniques, une population qui passe de 1500 habitants à l’année à 32000 personnes en saison… L’Alpe d’Huez (Isère) figure parmi les stations de ski leader en France. Elle fête cette année ses 80 ans, dotée d’un plan de modernisation lancé en juin dernier. Le directeur de l’Office du tourisme de l’Alpe d’Huez, François Badjily, répond à nos questions.

Comment les acteurs du tourisme ont-ils accueilli le projet de réaménagement-rénovation de la station présenté en juin dernier?

François Badjily − Les acteurs du tourisme de l’Alpe d’Huez ont été satisfaits par ce projet. La première réaction a consisté en un moment de crainte face au montant annoncé (350 millions d’euros), mais les investissements sont supportés par le privé. Cela a crée de la fierté, dans un contexte de marasme économique… On s’appuie sur des projets, avec une vision à cinq ans, et les promoteurs tapent à la porte. Nous avons également pu parler de la station sous l’aspect économique.

Quels seront les temps forts de la saison 2016-17, à l’occasion des 80 ans de l’Alpe d’Huez?

En 2016, ce sont les 80 ans de la station, mais aussi les 80 ans de Poma, avec sa première remontée mécanique. Nous fêtons également le 20ème anniversaire de notre festival de film de comédie, le seul qui existe en Europe. Cette année, son président sera Omar Sy, qui succède à Kad Merad et Gad Elmaleh. Les Français sont réceptifs à ces people sympathiques. C’est également le 20ème anniversaire du  Trophée Andros de pilotage sur glace. Une communication adaptée est prévue, mais sans forcer le trait : l’Alpe d’Huez a 80 ans, fêtés gros spectacle le 22 décembre (un opéra lyrique suspendu dans le vide) ainsi qu’avec des photos, mais en restant délibérément orientée vers l’avenir.

De quelle manière s’organise une telle programmation?

L’Office de tourisme met de l’huile dans les rouages, afin que les acteurs travaillent dans une même direction (mairie, remontée mécanique, loueurs…). L’Alpe d’Huez est une des plus grandes stations française, mais ses acteurs s’efforcent de communiquer entre eux. Cela a été simple à mettre en place, avec une volonté politique (notre maire a longtemps dirigé l’école de ski, par exemple).

Pourquoi proposez-vous, avec vos partenaires, l’opération « Skiez en décalé »?

On sait tous que l’accès aux stations n’est pas simple le samedi… Nous incitons les gens à arriver à d’autres jours, pour sortir des bouchons. Ce travail est mené avec les hébergeurs, les écoles de ski, mais aussi le département de l’Isère, qui souhaite décongestionner le bassin grenoblois. Avec les RTT, les gens n’hésitent plus à décaler leurs vacances et à varier leurs formats. C’est la quatrième année qu’on propose la formule, et les tour-opérateurs étrangers peuvent plus facilement négocier des billets d’avion en semaine.

Publié dansActualité socialeSociété