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Riviera Beer veut développer la bière artisanale sur la Côte d’Azur

Depuis Saint-Raphaël, la bière artisanale Riviera Beer mise sur son ancrage local et sur une collaboration avec les CHR pour développer la culture brassicole sur la Côte d’Azur.

« Nous ne sommes pas dans une région brassicole. Nous voulons créer un engouement pour la bière au niveau local », indique à Business & Marchés le cofondateur et responsable commercial des Brasseurs de l’Esterel, François Woiselle, à Saint-Raphaël (Var).

Avec Olivier Poulard (président et brasseur) et Maud Patriarca (graphiste et brasseuse), il développe depuis août 2015 Riviera Beer, une bière blonde composée de trois malts et de trois houblons « désaltérante, légère et aromatique ». « En adéquation avec la demande locale », Riviera Beer (5%) est « légèrement miellée en bouche, même si elle ne contient pas de miel ! », s’amuse François Woiselle.

Une bière conçue avec les cafés-hôtels-restaurants

Pour parvenir à un tel cahier des charges, Olivier Poulard et François Woiselle ont consulté des acteurs locaux du circuit cafés-hôtels-restaurants : « l’accueil des CHR nous a agréablement surpris. Ils nous aident en termes de commercialisation, et nous les accompagnons pour promouvoir le produit. » Environ 80 points de vente, tous circuits confondus, proposent aujourd’hui Riviera Beer, dont le lancement commercial date de janvier 2016, sur une zone allant de Toulon à Nice. Les efforts se concentrent sur la zone de Fréjus/Saint-Raphaël, près de la brasserie, avant un développement sur l’ensemble de la Côte d’Azur.

Lancer l’activité… et déjà voir plus grand

Pour parvenir à proposer le produit quelques mois avant la saison touristique estivale, la route n’a pas été simple pour les entrepreneurs. « Nous avons réfléchi pendant un an au concept de notre bière et à la façon d’organiser, avec Olivier Poulard, la transition avec notre société d’export. Nous sommes Raphaëlois, donc il nous semblait logique de proposer un produit fabriqué sur place. Maud et Oliver ont été se former à l’Institut français des boissons, de la brasserie et de la malterie, à Vandoeuvre-les-Nancy, puis ont brassé sans discontinuer d’août à janvier », explique François Woiselle.

Après un an d’activité dont huit mois de commercialisation, il est déjà temps pour la brasserie d’optimiser son process de fabrication… et de voir plus grand. Un nouveau local est ainsi en travaux afin de porter les brassins de 5 à 10 hectolitres, et de passer d’un volume annuel compris entre 150 et 200 hectolitres à un minimum de 500 hectolitres. « En plus de nos quatre fermenteurs, nous avons acquis une chaîne d’embouteillage et nous avons automatisé l’aval de la production, ce qui représente un lourd investissement », poursuit le responsable commercial. La spécificité de la recette réside elle aussi dans ce process : « nous montons en trois paliers sur la chauffe de l’orge maltée, à des degrés précis. »

Brasserie Riviera Beer Saint-Raphael
Les fermenteurs de la brasserie, à Saint-Raphaël.

L’ouverture à la clientèle locale, priorité affichée

Pour se faire connaître, les Brasseurs de l’Esterel ne misent pas que sur les CHR et la distribution. L’objectif est notamment de développer Riviera Beer en événementiel à l’aide de key kegs (fûts plastiques) et, surtout, le contact avec les clients locaux. Ainsi, des ateliers de brassage sont proposés, afin de repartir avec 20 litres de bière personnalisée (de 140 à 160 euros).

L’entreprise travaille également avec la Chambre de commerce et d’industrie pour obtenir un label touristique et ouvrir davantage les portes de sa brasserie. Un travail sur l’offre à destination de l’hôtellerie haut-de-gamme et sur de nouvelles recettes (brune, IPA, blanche, ambrée) est aussi en cours. En termes B2B, une association des brasseurs du Sud est quant à elle en gestation.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie