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Mode: comment le chausseur Jonak s’adapte aux dernières tendances

Pour suivre les tendances mode, le chausseur pour femmes Jonak dispose d’une structure de création réactive et se dote d’un nouveau concept.

Créée en 1964, Jonak est une entreprise familiale spécialisée dans la chaussure pour femme. Des accessoires de maroquinerie enrichissent l’offre depuis deux ans. L’enseigne, qui compte 70 points de vente, mise sur une production européenne, un prix moyen produit de 90 euros et 400 références coloris par saison. A l’occasion du lancement d’un nouveau concept de magasin, son directeur général, Marcel Nakam, répond aux questions de Business & Marchés.

Pourquoi lancez-vous un nouveau concept?

Marcel Nakam − Dans le cadre de notre développement national et international, un des points importants est d’avoir un concept à la fois en lien avec les produits et le discours, et qui permette d’avoir une approche cliente cohérente. Le concept historique n’avait pas été refait depuis 2007 : les boites étaient visibles dans le magasin. Nous avons opté pour une identité chic, des matériaux nobles… Tous les codes du luxe sont présents, mais en restant sur un positionnement accessible. Nous avons lancé le nouveau concept en octobre dernier à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), puis décliné nos nouvelles boutiques parisiennes du Marais et du Forum des Halles, avant de lancer un programme de rénovation.

Comment suivez-vous le mouvement de la fast fashion?

Aujourd’hui, on est dans un monde qui va de plus en plus vite. Depuis plusieurs mois, des marques de l’univers du luxe commercialisent leurs produits immédiatement après leurs défilés. De par notre fonctionnement en circuit court, on peut élaborer un produit en deux à trois semaines, suivies d’une à deux semaines de production. C’est faisable car l’on dispose de circuits courts et d’un process de validation rapide. Nos équipes stylistiques sont basées au Portugal, directement au plus près du bassin de production.

De quelle manière faites-vous évoluer votre collection?

Dans notre métier, c’est le luxe qui inspire. Actuellement, on a la tendance des mules. Nous souhaitons toujours être au plus près des tendances. En termes visuels, dans un magasin, on a un peu un moins de modèles : à l’époque, comme toutes les marques, on pensait qu’on vendrait plus avec davantage de modèles. Aujourd’hui, on est amenés à davantage cadencer nos modèles. On ajuste l’offre en fonction des magasins, et nous sommes capables d’alléger l’offre de certains magasins en termes de produits.

Quels sont vos objectifs de développement?

Un des objectifs de développement à trois ans, ce sont les accessoires et la maroquinerie. C’est de l’achat que l’on associe facilement à la paire de chaussures que l’on achète. Et ensuite, développer la master franchise à l’international. Un chantier en cours de consolidation nous passionne également, celui de rapprocher le magasin et le Web. On peut réserver un produit sur internet, disponible en magasin, et, parallèlement, on a un seul fichier clients. Il est aussi possible de payer le produit en magasin, et de se faire livrer ensuite.

Publié dansEconomieEntreprisesServices