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Comment le gin est redevenu tendance

Créé en 2006, le gin français G’Vine s’est hissé parmi les best-sellers de la catégorie, qui a connu un regain d’intérêt ces dernières années. Yannick Perezzan, responsable marketing et ventes du distributeur Renaissance spirits, décrypte cette tendance.

« Le renouveau du gin et les attentes des consommateurs s’expriment par deux éléments phares : la qualité du gin due à un réel travail de distillation, et la premiumisation du produit à l’image de la vodka, du whisky ou en encore du rhum. C’est par ces deux points que les consommateurs apprécient alors le gin dans sa forme la plus simple et la plus élégante : en gin tonic ou via l’élaboration de cocktails et du « fait maison », qui est une tendance qui se développe à l’image de ce que l’on peut constater en cuisine par exemple. Autrefois associé aux maux de tête, considéré comme ringard et poussiéreux, il est devenu, au moyen de la la création de nouveaux gins, une réelle passion qui s’exprime tant par les consommateurs que par les bartenders : à Londres, Paris ou Madrid, il vous est impossible de passer à côté des New Style Gin qui s’invitent chez les cavistes, dans les bars tendances

Trois types de gins

Il existe trois types de gins : le London Dry Gin répond à une méthode d’élaboration, pas à une localisation. C’est un gin plutôt sec, fort en genièvre. Les épices sont infusées au cours de la seconde ou troisième distillation. Pour se nommer London Dry Gin, il n’est pas nécessaire d’être fabriqué à Londres. Le Gordons London Dry Gin est pour sa part le gin le plus vendu dans le monde. Genever (ou dutch gin) est l’ancêtre du gin, cette eau-de-vie de grains est aromatisée de baies de genièvre. Un exemple : Hasseltse Genever Koning. Il existe aussi une autre version du genever de couleur et de goût différents qui se rapproche du whisky : léger en corps et aromatisé.

Enfin, il y a le New Style Gin. Cette catégorie rassemble un certain nombre de nouveaux gins qui utilisent le même processus de distillation mais où dominent de nombreux épices autres que le genièvre. Hendricks, G’Vine. Dans les faits, il y a eu trois bouleversements majeurs dans le monde du gin et ces créations ont grandement participé à l’engouement actuel : à la fin des années 1980, Bombay Sapphire (London Dry) a contribué à faire monter en gamme la catégorie avec sa bouteille bleue. A la fin des années 1990, Hendrick’s (distilled gin) a proposéun nouveau goût et un nouvel univers. En 2006 G’vine, a été lancé avec un nouveau territoire d’expression avec comme base l’alcool de raisin et un goût beaucoup plus subtile. Hendricks et G’Vine respectivement numéro 1 et 2 du segment des gins super-premium dans le monde, qui ont initié la revitalisation de la catégorie depuis 10 ans avec une réelle accélération depuis 2010.

Les barmen au cœur du renouveau du gin

Les barmen sont les premiers ambassadeurs de cette tendance et les premiers artistes et artificiers de ce renouveau. En challengeant les catégories en remettant au gout du jour ces alcools. Véritables artistes de leur génération, ils subliment de par leur travail et leur créativité nos produits. C’est une chance de pouvoir travailler avec les meilleurs bartenders français et à travers le monde.

Nous avons été pionniers de ce renouveau mondial via notre concours historique dédié aux barmen du monde entier, le Gin Connoisseur program, alliant connaissance produit, recherches personnelles et mixologie. Ces barmen restent encore à ce jour nos meilleurs ambassadeurs. Nous travaillons main dans la main avec ces barmen pour élaborer des recettes, nous nous nourrissons de leur travail et nous essayons de leur donner un maximum de visibilité et de temps de parole à travers des médias et revues spécialisées. Nous participons à l’essor des bars à mixologie en France en étant à l’écoute de notre marché, des hommes qui y participent, et en essayant de les accompagner dès l’ouverture de leurs affaires. »

Une décennie de gin made in France

« Alors que la tendance sur la renaissance du gin est perceptible depuis 2014, G’Vine a été lancé en 2006, répondant à une demande simple, observée par nos équipes : aucun gin sur le marché n’était à la fois rond, doux et floral.  Or, Jean-Sébastien Robicquet, créateur de Maison Villevert et de G’Vine, de par son passé d’œnologue a immédiatement su qu’en distillant raisin et fleur de vigne, il obtiendrait le mélange exquis qui transformerait la simple distillation de botaniques essentielles à l’élaboration de gins comme la baie de geneviève à un gin d’exception. Le raisin confère générosité et ampleur en bouche et est la toile idéale pour que s’exprime la fleur de vigne, une fleur rare et délicate, ramassée à la main et distillée dans un alambic florentin aux quatre autres familles de botaniques. Toute cette technique empruntée au terroir et au savoir-faire régional charentais sont des arguments de taille qui permettent à notre gin made in France de se développer à travers la planète.

Les Français sont connus pour leur savoir-faire ancestral, il y a une volonté partout de revenir aux grands classiques, aux valeurs sûres et déjà éprouvées… La France est un gage de qualité en la matière et c’est dans ce contexte que nous pouvons voir éclore de nombreux bars et un regain d’intérêt pour ces spiritueux longtemps oubliés comme cela peut être le cas avec le vermouth demain ! Notre gin français, artisanal et premium intéresse les marchés du monde entier. L’évolution a été exponentielle depuis 2006, sur des marchés clés que nous pouvons citer : Espagne, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Asie … », explique Yannick Perezzan.

Publié dansEconomie