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Comment le Berliner Wunderbar a apporté sa touche allemande à Paris

Mis à jour le 5 décembre 2016

A Paris, le Berliner Wunderbar se distingue par son approche résolument berlinoise. Retour sur le développement du bar avec son cofondateur, Maxim Sluga.

« Proposer un morceau de Berlin à Paris », tel est le concept du Berliner Wunderbar. Situé rue de Lappe (11ème arrondissement) depuis son ouverture en février 2015, le bar s’est rapidement distingué par sa carte de produits et sa décoration. « On a constaté que si la carte «allemande» était très affichée dans les soirées parisiennes, il manquait un lieu permanent pour retrouver cette ambiance », explique son cofondateur, Maxim Sluga.

« On a eu l’envie de proposer tout ce qu’on aimait à Berlin et ce qui était aimé des Français à Berlin : la présence de l’art sous toutes ses formes, l’importance de la musique électronique, les produits (les bières allemandes, la charcuterie allemande qui vient de la Forêt noire…), le design et la décoration…  Cet assemblage de matériaux neufs et récupérés ressemble à la ville », poursuit l’entrepreneur, qui officiait auparavant au service communication interne de Safran. L’autre cofondateur, Wilfrid Labejof, officiait quant à lui chez Altran.

Des afterworks à un bar

La reconversion du binôme vers le secteur de la restauration s’est effectuée progressivement. « Nous sommes allés à Berlin chacun de notre côté pendant plusieurs années, puis ensemble plusieurs fois par an. Nous avons rallongé nos passages à chaque fois. On a aussi organisé des afterworks à Paris, dans les principaux clubs de Paris de 2009 à 2015, d’où l’idée d’entreprendre dans ce secteur et d’offrir du plaisir aux gens. On aimait beaucoup l’idée de créer des animations – ce que l’on essaie toujours de faire. Cette activité, pour le fun, s’est professionnalisée, d’où l’idée d’avoir notre activité », explique Maxim Sluga.

Entre le moment de la mise en œuvre du projet, au printemps 2013, et l’ouverture du Berliner Wunderbar, environ un an et demi s’est écoulé –  recherche du local et des fournisseurs, élaboration d’un business plan, appel à un architecte pour conduire les travaux… « C’était auparavant un bar, mais aménagé complètement différemment. Nous avons dû faire les plans, chercher les idées déco, s’occuper de l’électricité… C’est aussi pour ça que le côté très débrouillard des Berlinois fonctionne. Quand on le fait, on est contents ! », poursuit Maxim Sluga.

La culture, invitée du bar

Le bar, qui fonctionne avec 3 temps plein et 3 temps partiels, ne recrute que du personnel allemand ou germanophone. Il propose des bières allemandes (de 10 à 12 références à la pression et en bouteilles), des sodas allemands (4 références), et quelques spécialités de cocktails (le Moscow Mule, par exemple : vodka, ginger beer, citron vert). La carte propose également des bretzels frais, du currywurst (« l’emblème de la street-food : la saucisse, la sauce, la barquette… sont allemands », précise Maxime Sluga). « On prête une importance au service en salle », souligne l’entrepreneur.

Pour se développer, le Berliner Wunderbar mise sur les efforts effectués dans le quartier (« La rue s’est assainie, les commerçants ont crée une association, une brigade de police est présente… », précise Maxim Sluga) et sur le développement de collaborations artistiques régulières. Une cinquantaine de DJ ont notamment été produits, tandis que des photographes sont invités à décorer la salle.

Publié dansEconomieEntreprisesServices