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Bars à bière : Brussels Beer Project double la mise à Paris

3 min. de lecture
Brussels Beer Project Canal - Rue Bichat, Paris

Les amateurs parisiens de bière artisanale disposent désormais de deux taprooms Brussels Beer Project. Une ouverture qui s’inscrit dans un contexte de fort développement de l’entreprise.

Brussels Beer Project compte désormais plus de bars à Paris que dans la capitale belge ! Près du canal Saint-Martin, dans le 10ème arrondissement, le BBP Canal dispose de 26 pompes à bière, réparties entre les bières permanentes (All Stars) de la brasserie, les bières éphémères (pop-ups) et les références invitées. Dix personnes composent l’équipe. Un projet mené tambour battant, exactement un an après l’ouverture d’un premier bar rue de Bruxelles (9ème arrondissement), dans le quartier de Pigalle.

« Par rapport à Bruxelles, Paris est une ville tellement grande que nous pouvions paraître excentrés à Pigalle. La demande est si forte que nous avons saisi l’opportunité d’ouvrir une deuxième taproom, dans un quartier totalement différent, moins électrique. Il est également plus simple de se développer dans une ville que nous connaissons déjà, en mutualisant aussi les coûts de transport », indique Olivier de Brauwere, cofondateur de Brussels Beer Project avec Sébastien Morvan.

Brussels Beer Project - BBP Canal - Beeristas - Taproom - Paris Brussels Beer Project - BBP Canal - Beeristas - Taproom - Paris Brussels Beer Project - BBP Canal - Beeristas - Taproom - Paris

Une scale-up en plein développement

Comme son nom l’indique, Brussels Beer Project est en effet basée à Bruxelles, où l’aventure a débuté en 2013. Les deux associés ont proposé au public de participer à la création de leurs bières et de participer au financement du projet sous forme de crowdfunding (Beer for life), remercié au moyen d’un abonnement sous forme de bières. Un atelier de production doté d’un lieu de dégustation a ensuite ouvert à la sortie du centre-ville de Bruxelles. Il sert aux bières expérimentales (quarante recettes par an), l’essentiel de la production (cinq références permanentes) étant pour l’heure sous-traité à Halen, en Flandre.

« Les Belges sont très fiers de leurs bières, de la même manière que les Français pensent à juste titre qu’ils sont les meilleurs pour leurs vins. Toutefois, nous étions presque perçus comme des extraterrestres en débutant d’emblée notre aventure par une India Pale Ale ! », sourit Olivier de Brauwere. L’entreprise, devenue une « scale-up », compte 23 personnes (hors bars tokyoïtes et parisiens). Les deux fondateurs contrôlent trois-quarts du capital ; les employés 5% , une part amenée à s’accroître. Des prêts et des business angels complètent le tour de table.

Un bâtiment dédié à l’ensemble de la production à venir

Les références de Brussels Beer Project sont distribuées en CHR, cavistes et GMS dans 19 pays. En mai 2017, partant du constat que les consommateurs japonais étaient assez réceptifs à leurs produits, Olivier de Brauwere et Sébastien Morvan se sont appuyés sur un partenaire local qui souhaitait convertir l’un de ses établissements en bar à bière. « Un mélange d’émotionnel et de rationnel » a prévalu à cette installation, déjà supervisée par Maxime Pecsteen, export shaman. La bière est exportée en containers réfrigérés. Paris a ensuite suivi – une implantation à Amsterdam est dans les tuyaux.

Une nouvelle bière permanente entre chaque année dans la gamme. Fin 2020, Brussels Beer Project ambitionne de réinternaliser l’ensemble de sa production en se dotant de sa propre brasserie adaptée à sa croissance : jusqu’à 10 millions de bouteilles par an, sur le bassin de Biestebroeck, dans un ancien quartier industriel d’Anderlecht en mutation. La demande du permis de construire interviendra dans deux semaines. Le bâtiment sera ouvert sur l’extérieur, avec un beer garden de 900 m².

L’équipe devra aussi répondre à une spécificité française : « à Bruxelles, la bière se déguste principalement en format 25 cl. Nous vendons seulement 1 verre sur 15 au format 50 cl. Or, à Paris, l’essentiel de la demande est en pintes », observe Olivier de Brauwere. Signe que l’entreprise creuse son propre sillon, elle compte aussi prendre le contrepied de certaines bières belges en souhaitant abaisser le taux d’alcool de quelques références.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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