Aller au contenu

L’Australie, le Chili et l’Espagne, stars du marché du vin

Ces pays devraient tirer leur épingle du jeu sur le marché mondial du vin en 2013.

La faible croissance du pays et les insuffisances des infrastructures de transport ont pénalisé, au cours des deux dernières années, le marché brésilien du vin, indiquent les analystes de Rabobank. La plus grande économie d’Amérique du Sud est le théâtre d’un bouleversement du marché : les vins à faible rotation cèdent leur place aux grandes « marques », tandis que le commerce auprès des particuliers se développe. Les vins importés séduisent par ailleurs un nombre croissant de consommateurs.

Dans son dernier rapport trimestriel consacré au vin, la banque néerlandaise se consacre également à l’hémisphère Sud. La récolte australienne, à des fins de production, devrait s’accroître de 10 % entre 2012 et 2013, à 1,83 million de tonnes. La récolte de cette année devrait être la plus importante en l’espace de cinq ans. La récolte néo-zélandaise s’est pour sa part appréciée de 28,1 % entre 2012 et 2013, à 345.000 tonnes. Compte tenu du faible niveau des stocks, « les exportations de Sauvignon Blanc ont déjà commencé avec brio », relève Rabobank.

Au Chili, la production serait « de très bonne qualité et présenterait de bons rendements ». La hausse de 28 % des stocks finaux entre 2011 et 2012 pèse néanmoins sur les prix du raisin. Du côté des Etats-Unis, la hausse du prix des terres et le manque de stocks des pépinières pénalisent la production californienne. Les rendements devraient être moins élevés qu’en 2012. Les volumes d’importations en gros ont reculé de 17 % au 1er trimestre 2013 tandis que les importations de vin en bouteille ont augmenté de 8 % sur la période.

Par ailleurs, les tensions liées à l’approvisionnement se calment en Europe. La baisse continue de la demande intérieure permet de contrebalancer les effets de faibles stocks pour certains vins très demandés. Les producteurs espagnols de la Rioja bénéficient quant à eux de leur stratégie : en positionnant « leur produit sur le registre de la qualité, à un prix inférieur aux vins français », ils offrent aux professionnels chinois une alternative. En Italie, les mousseaux constituent une des rares catégories dont les volumes s’accroissent à l’exportation.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie