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Canicule : conditions de travail difficiles dans le BTP

Les salariés du bâtiment et des travaux publics figurent parmi les plus exposés aux fortes chaleurs.

Adapter dans la mesure du possible les conditions de travail, organiser davantage de pauses ou les allonger, mettre à disposition des personnels des moyens de protection et des sources d’eau potable fraîche, informer sur les risques et surveiller la température ambiante : s’ils ne sont guère nouveaux, les conseils de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) constituent un canevas de référence pour les employeurs à l’heure où de fortes chaleurs sont enregistrées. L’Anact et le ministère des Affaires Sociales et de la Santé comptent sur la responsabilité des entreprises pour faire appliquer ces recommandations de base.

Un volet plus coercitif est également déployé : les Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) organiseront des contrôles auprès de sociétés exerçant au sein de secteurs davantage exposés à la chaleur, tels que le BTP. Une circulaire en date du 4 juillet impose aux préfets ainsi qu’aux directeurs des Direccte de faire appliquer les mesures prévues par le code du travail.

L’article R4225-1 du code dispose ainsi que les postes de travail extérieurs doivent être protégés contre les conditions atmosphériques. Les salariés constatant que leur employeur n’a pris aucune disposition pour les protéger de la chaleur sont en mesure de saisir l’inspection du travail, a rappelé la Direction générale du travail.

Dans le bâtiment, « l’employeur met à la disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour la boisson, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur », d’après l’article R4534-143 du code du travail. D’autres mesures peuvent également être mises en place, indique l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP). Organiser une veille météorologique (la vigilance est de mise lorsque les températures dépassent les 30° C à l’ombre), favoriser les couleurs claires dans l’habillement, organiser une rotation des postes… Autant d’astuces qui permettent de prévenir les coups de chaleur, qui surviennent lorsque la température du corps excède les 40,6°C.

Les horaires de travail peuvent également être adaptés, mais des contraintes organisationnelles et de voisinage, dans le cas où les travaux engendrent des nuisances, peuvent se présenter. Dans les bureaux, si les points d’eau se sont multipliés, la ventilation demeure toutefois un problème au sein de certaines entreprises en fonction de la configuration de leurs locaux. Des contraintes de sécurité peuvent aussi refréner les désirs de tenues estivales.

Publié dansEconomieEntreprisesServices