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Woozjob veut réconcilier les candidats et les recruteurs avec les job boards

S’appuyant sur une offre de « welcome bonus » faite aux candidats et une tarification innovante, le job board Woozjob veut s’imposer rapidement dans son secteur.

« Payez au mérite ! », propose le site d’offres d’emploi Woozjob. Lancé en janvier, il associe une tarification effectuée une fois le talent idéal identifié (pour 4% du salaire brut annuel), et un système de prime, le « welcome bonus », pour les candidats (entre 25% et 35% du salaire brut mensuel). Sylvaine Beraudier, associée fondatrice de Woozjob, répond aux questions de Business & Marchés.

Quel constat vous a incité à créer Woozjob?

D’une part, les entreprises (TPE/PME) ont du mal à recruter : les coûts de recrutement sont prohibitifs et il devient de plus en plus compliqué d’obtenir des candidatures selon les postes recherchés. D’autre part, dans certains secteurs d’activité, comme la finance, les coûts de recrutement sont très élevés et il existe peu d’alternatives aux cabinets de recrutement. Il est beaucoup plus simple pour un candidat de transmettre son CV à un cabinet de recrutement et attendre les entretiens. Il n’a pas besoin de répondre aux annonces. Dès lors, les entreprises ont très peu de retours aux annonces publiées et se tournent donc vers les cabinets de recrutement.

Comment vous positionnez-vous sur le marché très encombré des job boards?

Le concept de Woozjob est celui du « gagnant-gagnant ». Le candidat est rémunéré pour ses efforts et sa démarche pro-active dans sa recherche d’emploi. C’est à lui qu’il revient de décrire au plus juste ses compétences et de répondre aux annonces correspondantes à celles-ci. Pour le recruteur, toute la phase de recherches (publication d’annonces et consultation des CV) est gratuite. Il ne paie que lorsqu’il trouve sa nouvelle recrue. Woozjob veut se démarquer des jobboards en se positionnant comme un outil de gestion de ses recrutements pour les TPE/PME. La plateforme permet de gérer les candidatures reçues (sytème de notation), de saisir des comptes rendus d’entretien, d’envoyer des mails automatique aux candidats, etc.

« Il est légitime de récompenser ceux qui font connaître leurs compétences »

Pourquoi souhaitez-vous populariser le concept de welcome bonus?

Mieux connu dans les pays anglo-saxons sous le nom de golden hello, le welcome bonus est généralement offert aux cadres dirigeants. Chacun d’entre nous dispose de talents, de compétences spécifiques (métiers ou au niveau de la personnalité). Il nous parait légitime de récompenser ceux qui les font connaître en les renseignant sur notre plateforme. Une embauche constitue l’entrée d’une ou plusieurs compétences au service de l’entreprise (quel que soit le poste occupé) que nous souhaitons récompenser par une prime, appelée « welcome bonus ».

Ce système ne risque-t-il pas de créer un appel d’air davantage pour les primes que pour les postes proposés?

Nous ne le pensons pas car les candidats recherchent avant tout un emploi et plus particulièrement l’emploi qui correspond à leurs attentes et à leurs compétences. Le Welcome Bonus est un « plus » qui, nous l’espérons, séduira les candidats et les incitera à venir s’inscrire. Néanmoins, ça reste secondaire par rapport à leur objectif principal.

Quels sont les premiers retours de vos utilisateurs?

Les utilisateurs, qu’ils soient candidats ou recruteurs, trouvent le site convivial et intuitif. La création d’un compte et la saisie du CV et de ses compétences est simple et rapide. Coté recruteur, la création d’une annonce et le suivi des candidatures fonctionnent bien. Certains candidats souhaiteraient pouvoir importer leur CV, ce qui est en cours de développement. Certains recruteurs souhaiteraient quant à eux que nous disposions de partenariats avec des sites de multi-diffusion pour gagner du temps.

Quels sont vos objectifs de développement?

Plusieurs développements sont en cours : possibilité de rechercher des stages et des contrats de professionnalisation, intégration d’une présentation du candidat en vidéo (CV en vidéo), amélioration du matching… Nous allons proposer aux candidats de s’auto-évaluer sur certaines compétences métiers que nous allons lister. Un travail important est en cours avec des spécialistes de chaque secteur. Nous demanderons également aux candidats de présenter leurs traits de personnalité ou leur savoir-être.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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