ÉconomieEntreprisesServices

Start-up: Efiester compte séduire toujours plus de jeunes

3 min de lecture
Soirée étudiante

Robert Harfouche, CEO d’Efiester, revient sur la première année de fonctionnement de la start-up, une plateforme d’organisation d’événements à destination des jeunes.

Lancé en janvier 2015, le site Web Efiester propose à ses utilisateurs de faciliter l’organisation de leurs pendaisons de crémaillères, de soirées d’anniversaire, ou bien encore de soirées étudiantes. « Nous continuons à innover pour proposer un service toujours plus complet en forme de « full package » pour organiser des moments où se retrouver avec ses amis », explique son CEO et cofondateur, Robert Harfouche. Il revient pour Business & Marchés sur la première année de fonctionnement de la start-up.

Quel regard portez-vous sur l’activité d’Efiester depuis son lancement?

Le passage d’une idée,répondant à des besoins que nous aurions aimé voir satisfaire lorsque nous étions étudiants à une plateforme opérationnelle, avec toute une mécanique (le logiciel de production) a pris deux ans. Dans cet intervalle nous avons au fur et à mesure construit notre offre pour qu’elle réponde aux besoins qui s’exprimaient. En effet, des évolutions fonctionnelles et structurantes importantes ont été mises en place suite aux retours de nos premiers utilisateurs. Malgré un maillage assez faible en France, nous sommes déjà sur le point de dépasser le millier de commandes. La société est en train de passer d’un stade d’amorçage à un stade de début de développement avec un produit qui répond aux besoins d’organisation de soirée pour la tranche des 18-30 ans : étudiants et jeunes actifs.

Comment avez-vous tiré parti de ces premiers mois d’activité?

Le projet n’étant pas lié à une conjoncture particulière, nous avons pris notre temps tout en continuant à exercer nos métiers respectifs. Il est important de noter que les fondateurs ont financé le développement de société sur leur deniers personnels et que le reste du financement a été réalisé grâce à des concours d’innovation et d’entrepreneuriat. Le gros du travail a été réalisé par les associés eux-mêmes et par des freelances qui ont été associés à une incentive en cas de levée de fonds. Le concept général étant une stratégie prix/volume, soit cela « fonctionne très bien » avec des milliers d’utilisateurs, soit l’activité ne se lance pas.

Vous lancez une activité liée à la restauration: quels en sont les objectifs?

A l’origine du concept, il y a la notion de contribution et de participation par chacun des invités à un événement. Efiester doit donc devenir la plateforme référence de tout évènement à caractère participatif : commande de produits, de plats préparés, etc. Nous ne concurrencerons pas directement les acteurs existants, l’idée étant de proposer un complément de services à ceux qui souhaitent effectuer leur commande dans un cadre participatif et contributif dans le cadre d’un évènement (fête ou repas). L’utilisation d’Efiester nécessite une anticipation dans la création de l’évènement, afin de permettre à chaque invité de choisir son panier et de payer individuellement sa commande. Cela permet de clôturer les commandes à l’avance afin de permettre au restaurateur de préparer et livrer en toute sérénité les commandes.

« Des partenaires pour accélérer notre développement »

Comment comptez-vous passer à la vitesse supérieure?

Si ce « test grandeur nature » fonctionne, alors notre plateforme sera connectée au système d’information d’une grande enseigne commerciale qui fait de la livraison à domicile depuis des années et nous serons alors en mesure d’absorber des milliers de commandes par jour. Nous pourrons alors nous lancer dans une importante opération de communication. Nous ajouterons également au fur et à mesure des services connexes. Ces derniers, organisés autour des événements vont encore faciliter la vie d’un organisateur à tous les niveaux. Ils seront développés avec des partenaires. On peut citer un service de ménage qui intervient le lendemain de l’événement pour remettre les lieux en bonne condition, la création de playlists de manière participative qui sont ensuite diffusées au cours de l’événement, le partage photos avec encore une fois une notions participative avec le système Flashgap, la présence d’un DJ (et de son matériel) pour la soirée, etc.

Quels sont vos objectifs de développement?

Comme indiqué ci-avant, nous développerons des déclinaisons de notre plateforme dès lors qu’il s’agit d’organisation de tout évènement à caractère participatif permettant à chacun de payer à l’avance « sa part ». Si le service est simple, il décharge immensément celui qui prend l’initiative de faire quelque chose. Il y a donc encore pleins d’utilisation à creuser dans ce concept de package de services.

Photo : Group of young people par Shutterstock/Belushi

A lire également
ÉconomieEntreprisesServices

“Les agences de design font preuve de résilience”, souligne Delphine Dauge, de l'Association Design Conseil

Depuis 1988, l’Association Design Conseil regroupe les grandes agences de design. Sa présidente, Delphine Dauge, fait le point sur l’actualité du secteur et sur son adaptation au contexte économique actuel.
EntreprisesIndustrie

"Les consommateurs s'intéressent au café de spécialité, qui peut aussi se développer en CHR", souligne David Serruys, du Collectif café

Les chiffres du café de spécialité restent encore peu connus en France : 800 torréfacteurs traditionnels, 4000 coffee shops. David Serruys, président du Collectif café, décrypte les enjeux de ce marché.
EntreprisesIndustrie

“Bulles de Ruche passe de la phase de lancement à celle des volumes”, explique Marc-Antoine Fulconis

Après avoir levé 1 million d’euros fin 2023, Bulles de Ruche accélère son développement. Créée en 2020, cette start-up parisienne (6 personnes) spécialisée dans la création et la vente de boissons innovantes à base de miel s’apprête à renouveler le packaging de ses différentes références à l’été 2024, Année durant laquelle elle compte atteindre les 100 000 bouteilles d’hydromel, sa boisson phare.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter