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Transport de personnes âgées: Cityzen Mobility trace son sillon

Pour répondre à la demande grandissante en mobilité des personnes âgées, la start-up parisienne Cityzen Mobility continue de développer son offre.

Depuis son lancement, la start-up parisienne Cityzen Mobility, qui figure parmi les précurseurs des véhicules de tourisme avec chauffeur, a recentré ses activités sur le transport de personnes âgées. L’entreprise recense plus de 100 chauffeurs en région parisienne. Elle a levé, en avril dernier, 1,2 million d’euros auprès de la Caisse des dépôts et propose désormais une offre mensuelle de sorties accompagnées. La première session, qui se déroule cette semaine sur le thème des illuminations parisiennes, a pour objectif de démontrer que le transport des seniors ne se cantonne pas aux seuls usages médicaux ou de service.

« 90% des citoyens veulent vieillir à domicile. Pour permettre cela, au-delà des services et de l’aménagement au domicile, de la télé-assistance, … pour être autonome au domicile, il est nécessaire de pouvoir en sortir, librement, en toute autonomie, de façon non-stigmatisante », affirme le fondateur de Cityzen Mobility, Guillaume Mathieu. Pour s’adapter à ce public, l’entreprise s’appuie sur un système d’information dédié, afin de prendre en compte le profil de chaque client, et propose un service d’accompagnement jusqu’à la destination finale, contrairement à un simple dépôt classique en taxi ou en VTC.

Une formation spécifique des chauffeurs

« Les clients ne sont pas les mêmes, les besoins ne sont pas les mêmes, les technologies ne sont pas les mêmes, donc il s’agit de deux modèles d’organisation différents. Il y a deux modèles, avec d’un côté les acteurs numériques (comme Uber) qui mettent en relation automatique un chauffeur et un client par l’intermédiaire des smartphones : il s’agit de transport standard, adresse à adresse. Le modèle de CityZen est un modèle ‘humérique’ (humain et numérique), qui met en relation un chauffeur formé pour répondre au besoin spécifique d’une personne fragilisée, par exemple un chauffeur compagnon formé à Alzheimer pour transporter une personne qui se rend dans un accueil de jour Alzheimer », précise Guillaume Mathieu.

Le développement de ce modèle a également été l’occasion, pour l’entreprise, de développer une offre de formation pour son personnel. « Nos chauffeurs compagnons sont sélectionnés pour leur envie et capacité d’avoir un rôle d’accompagnement au-delà du transport : le transport est important, l’accompagnement est primordial. Ensuite ils suivent un parcours de formation évolutif : généraliste (pour appréhender l’ensemble des particularités physiques et cognitives des citoyens qui entrent progressivement en situation de fragilité et de dépendance), ainsi que des modules de formation spécifiques, comme pour Alzheimer.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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