Aller au contenu

TMS, RPS : Alter Ego Digital mise sur le coaching en entreprise

Mis à jour le 3 mars 2019

Réduire les troubles musculo-squelettiques et prévenir les risques psychosociaux par l’activité physique, tels sont les objectifs de la start-up Alter Ego Digital.

Concilier prévention, bien-être des salariés et numérique, tel est l’objectif d’Alter Ego Digital. Créée il y a trois ans, l’entreprise d’Orléans (Loiret) travaille sur la réduction des troubles musculo-squelettiques et la prévention des risques psychosociaux par l’activité physique, en s’appuyant sur une méthode développée par le cofondateur de l’entreprise, Mikaël Robin-Pavie, auteur d’une thèse sur la préparation physique au poste de travail à l’usine Safran de Colomiers (Haute-Garonne). Alter Ego Digital a également récemment conclu un partenariat avec le Stade Toulousain. Nicolas Barbier, président et cofondateur d’Alter Ego Digital,  nous en dit plus.

Pourquoi avez-vous souhaité agir sur la prévention des risques en entreprise ?

Mikaël a effectué une thèse Cifre auprès d’ouvriers chez Safran. Il fallait prévenir les chutes, les entorses… en s’inspirant des programmes appliqués aux sportifs de haut-niveau pour préparer le corps et le régénérer. Avec mon passé de consultant en transformation numérique, je souhaitais entreprendre et me lancer dans le digital. Nous avons posé le projet à l’été 2016. Nous concilions nos approches liées à la performance et au numérique. L’entreprise est un objet complexe. Les coachs interviennent sur site, puis une préparation chez soi grâce au numérique (comment protéger son dos, par exemple) permet d’enrichir les conseils. Nous ramenons de la cohésion dans l’entreprise (échauffements, étirements en équipe) : la présence d’un coach est très appréciée.

Quelles bonnes pratiques avez-vous testé dans l’industrie ?

Safran a été notre premier client. C’était une vraie chance de prolonger l’expérimentation de la thèse, à Colomiers, à l’ensemble du site. Nous avons défini un standard pour l’ensemble du groupe, avec la médecine du travail et les équipes chargées de la responsabilité sociale. Au Havre et à Florange, nous avons testé notre approche sur d’autres sites courant 2017. En 2018, nous sommes entrés dans l’industrie automobile. Il fallait également lutter contre l’accidentologie et l’absentéisme. Malgré un climat social difficile, nous avons tenu bon chez notre client, avec un fort taux de participation et nous avons été renouvelés. Notre client a évité des accidents de travail et de l’absentéisme : pour un euro dépensé pour nos services, plus de trois euros de gains ont été enregistrés.

Comment travaillez-vous avec les équipes sur le terrain ?

Dans le BTP, nous travaillons avec Vinci Energies (câblages, électricité) : on tire des câbles, on se penche… Au niveau des genoux et des épaules, il y a des risques. L’application permet de donner des bonnes pratiques, en plus de notre intervention le matin au dépôt. Nous faisons le lien avec des sujets de sécurité comme le port d’EPI, tandis que nous pouvons aussi intervenir dans le cadre ou en relais des études d’ergonomie. Ce qui nous intéresse, c’est de travailler avec toute l’entreprise, salariés en déplacement ou sédentaires. Par ailleurs, l’activité physique permet de maintenir l’attention, notamment durant la première heure ou lors de travail de nuit. Chez Air France nous avons mis en place l’activité physique auprès des équipes d’escale. Nous travaillons sur des modules liés aussi à l’accompagnement du changement.

Quels sont les objectifs de votre partenariat avec le Stade Toulousain ?

Le Stade Toulousain, c’est le club de cœur de Mikaël, où il a été espoir il y a quelques années. Nous avons des courroies de transmission intéressantes pour leurs partenaires, pour décliner les valeurs du maillot défendues le week-end tout dans l’entreprise tout au long de la semaine. Nous pouvons aussi nous appuyer sur les préparateurs physiques du club, ponctuellement. Par ailleurs, dans les clubs sportifs, nous proposons aux jeunes qui bâtissent une carrière dans le sport de haut niveau une activité professionnelle complémentaire. Nous l’avons aussi fait à Orléans avec le club de rugby local.

Publié dansEconomieEntreprisesManagement