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Start-up: les ciders Mauret poursuivent leur success story chez Metro

3 min de lecture

Les ciders Mauret font leur entrée à l’échelle nationale chez Metro. Après un test réussi autour de Paris et de Lille, ces produits pourront être distribués partout en France, à destination des professionnels des cafés-hôtels-restaurants (CHR), leur réseau de prédilection, en bouteilles de 33 cl et en fûts de 20 litres. De quoi conforter le développement de la start-up créée en mars 2016 à Cappelle-en-Pévèle (Nord) par deux jeunes journalistes et qui écoulait, avant le confinement, 200 fûts et 8000 bouteilles de 33cl par mois dans plus de 200 lieux CHR à Lille et à Paris. Romain Sauret, directeur général, nous en dit plus.

Comment vous êtes-vous reconvertis dans le cider ?

Les ciders Mauret reprennent mon nom et celui de mon ami, Maxime Wolff. Maxime a été journaliste pendant sept ans, correspondant dans le nord de la France pour des radios nationales, et a basculé à temps plein sur l’entreprise depuis un an. J’étais pigiste pour La Voix du Nord, puis je suis parti en Australie où j’ai découvert le cider à la pression, un cidre très alcoolisé, très pétillant. Nous voulions conserver le design, le degré d’alcool (entre 5 et 7 degrés), avec un vrai goût acidulé. Je suis très curieux de nature, et j’avais envie de changer de secteur. Nous avons été accompagnés par un maître de chai.

Quelles sont vos références ?

Le cider Mauret (5%) ou “le pétillant” se rapproche le plus des « ciders » anglo-saxons, le vrai goût de la pomme en plus. Cinq variétés de pommes à cidre, et une de poire, sont utilisées. Il est légèrement acidulé. L’Extra brut (6,6%), que nous appelons aussi “le robuste”, est 100% bio. Uniquement composé de de pommes à cidre, il est un peu plus « tannique » que le cider, il se rapproche plus du cidre « artisanal » tant en étant plus alcoolisé et moins sucré. L’Elderflower (4,9%) ou “le fruité, consiste en une collaboration avec les sirops Monin afin de mettre en avant la fleur de sureau à l’honneur. Cet ingrédient est, en cidres et en bières, un vrai succès outre-Manche ! Nous en proposons une version française et naturelle.

De quelle manière êtes-vous passés de l’idée à la commercialisation ?

A Lille, nous avons fait passer trois bars sur notre cidre pression français, et aujourd’hui soixante bars distribuent nos produits dans l’agglomération. Les distributeurs réfléchissent de plus en plus à avoir un cidre à la pression. Metro nous a fait confiance pour passer au national et dynamiser ce marché. Nous avons commencé au niveau local – la production était à Beauvais (Oise) et notre magasin-entrepôt dans le Nord. Une fois que nous avons gagné des parts de marché dans les Hauts-de-France, nous avons pu être référencés dans les entrepôts franciliens de Metro. Nous avons vendu plus que Sassy et les cidres classiques en un an ! En mars 2020, nous avons pris des parts dans un outil de production à Roissy (Val d’Oise), avec notre maître de chai sur place. Sur le fût, nous étions sur de gros volumes. Avec Metro, nous passons de 40 000 à 160 000 bouteilles 33cl par an ! L’offre de fûts sera, elle, réservée aux commandes spécifiques.

De quelle manière avez-vous géré l’après premier confinement ?

Notre chiffre d’affaires mensuel a chuté de 20 000 euros à 3 000 euros de mars à mai, et nous avons encore eu du mal en juin. Nous avons effectué notre meilleur mois de juillet depuis le démarrage, et le mois d’août a été très bon. Nous faisons attention à notre trésorerie. La production à Roissy a par ailleurs été lancée au moment du confinement. Les bars, eux, subissent la baisse de fréquentation et l’impact des restrictions. Notre grande chance est de rester en croissance, même cette année.

Quid du développement dans les bars à bière ?

Nous allons être testés chez les Berthom. Comme nous sommes positionnés comme une alternative à la bière, nous pouvons être proposés à la pression. Beaucoup de pubs (Cocoran’s Porte des Lilas par exemple) et des bars ludiques (Player One à Paris,…) proposent déjà nos produits. Nous avons aussi un agent commercial à Lyon (Rhône). Les barmans s’emparent aussi de nos cidres en cocktails.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
L’interview a été réalisée avant la refermeture des bars-restaurants fin octobre 2020.

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A propos de l'auteur
Journaliste dans la presse professionnelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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