La brasserie La Favorite Saint-Paul, située rue de Rivoli à Paris, fait évoluer son offre culinaire. Sous la direction d’Olivier Tence et du chef Laurent Durot, l’établissement, à la forte clientèle touristique, souhaite séduire à nouveau les Parisiens avec une carte de bistrot, lancée en février 2026.
Dans le 4ème arrondissement de Paris, impossible d’échapper, rue de Rivoli, à la façade revêtue de fleurs de La Favorite Saint-Paul. Nombreux sont les passants à s’y faire photographier. “Cette décoration a permis d’attirer une belle clientèle touristique, mais les Parisiens entraient un peu moins dans le restaurant”, observe Olivier Tence, qui a repris cette brasserie traditionnelle en octobre 2021 et pilote sept établissements dans la capitale. Pour y remédier, un nouveau menu, pensé “comme une carte de bistrot”, a été mis en place en février 2026 sous la houlette du chef Laurent Durot.

Le cordon-bleu figure parmi les emblèmes de ce nouveau menu.
Pour ce faire, la part de plats traditionnels a été augmentée. Un steak-frites (24,50 euros), sauce poivre, frites croustillantes, est désormais présent à la carte. Un retour aux basiques résolument rassurant, comme l’illustre notamment l’arrivée d’un cordon bleu (21,70 euros), présenté comme le plat signature de La Favorite.
Un retour aux classiques généreux

Le burger est devenu un incontournable.
D’emblée, on est séduits par la générosité du plat – les plats et desserts sont très bien servis. Volaille et vieux comté, incroyable sauce fromagère… Des coquillettes accentuent le parti-pris régressif du plat, “un intemporel de la cuisine”. Un poireau-vinaigrette figure aussi parmi les marqueurs de ce nouveau menu. Bien entendu, un burger demeure à la carte : pain brioché, bœuf, pickles d’oignons, comté, bacon, romaine, sauce maison, frites (22 euros). Ce qui complète l’incontournable offre de brunch du week-end, qui ne change pas.

En dessert, place aux profiteroles.
Les desserts rejoignent la volonté de revenir sur une carte de bistrot, avec des profiteroles (choux craquelin, glace vanille artisanale, sauce chocolat maison), elles aussi servies avec abondance : une “gourmandise idéale en solo assez généreuse pour régaler en duo”, est-il mentionné sur la carte. Une tarte Tatin a également rejoint le menu.
Un secteur face aux enjeux d’attractivité
Ces changements interviennent dans un contexte chamboulé pour la restauration. “Nous devons constamment nous adapter. Ainsi, à quelques centaines de mètres, le quartier de l’Opéra est plus dynamique que celui de la Madeleine. Il y a aussi le risque d’être dans une ville où l’on ne vit pas sur place, sauf à en avoir les moyens”, constate Olivier Tence, pour qui ce dernier point complique la vie de ses collaborateurs, en horaires décalés. Le chef d’entreprise milite également pour une amélioration des conditions de travail dans la profession, afin de gagner en attractivité.
4 rue de Rivoli, 75004 Paris
