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Régions et collectivités: tempête, transports et crise

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Régions et collectivités: tempête, transports et crise

Deux fois par mois, Problématiques fait le point sur l’actualité économique des collectivités locales et près de chez vous. Afin de saisir les enjeux dans votre région et à l’échelle nationale, les exemples les plus représentatifs sont mis en exergue. Vous pouvez participer à cette séquence par courriel (stassi@problematiques.fr) ou par commentaire.

Des leçons de la tempête. « Les relogements étaient nécessaires, mais qui va payer? Il faut un accompagnement. Loger une personne à l’hôtel pour une nuit revient à près de 100 euros. La question se pose également pour le nettoyage : si l’on veut maintenir le budget des collectivités, une aide est nécessaire« , indique à L’Express le maire d’Arcachon Yves Foulon; concerné par la tempête Klaus qui a ravagé le Sud-Ouest dans la nuit du 26 au 27 janvier dernier. Dans cette aire géographique, les dégâts s’annoncent plus importants que lors de la tempête de fin 1999. Le réseau routier, seul moyen de desservir pleinement le territoire, traverse une forêt des Landes de Gascogne dévastée et des lignes électriques mises à mal.

Au-delà des problématiques les afférant directement, les collectivités doivent faire face à un manque de sécurité des réseaux qui pourrait avoir de graves conséquences sur leurs administrés. La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies a dénoncé le fait qu’après les événements de 1999, « toutes les lignes avaient été reconstruites à l’identique. Nous pronons, d’ici quinze à vingt ans, une couverture de l’ordre de 75 %, comment en Allemagne où la tempête n’ a pas provoqué de coupure« , a-t-elle expliqué à propos du faible taux d’enfouissement (35 %). L’association d’élus souhaite instaurer un droit de regard des structures intercommunales, propriétaire des réseaux, sur les investissements réalisés.

Transports: les investissements continuent. « A court terme, dans le cadre du plan de relance, la RATP investira 450 millions d’euros dans l’accélération du renouvellement des matériels roulants et des travaux d’extension engagés au titre des contrats de plan Etat-région« , a déclaré le mois dernier le Premier ministre François Fillon. La régie chargée de l’exploitation des transports parisiens, qui doit faire face à une augmentation constante du nombre de voyageurs – et plus particulièrement sur les lignes A et 13 -, est régulièrement pointée du doigt par les autorités régionales pour les problèmes rencontrés par les Franciliens. Le plan de relance de l’économie offre à la RATP une possibilité de densifier ses projets avec, en 2011, un objectif d’accroîssement de 30% de la capacité de transport sur la première ligne du RER.

« Le Grenelle de l’environnement a créé une nouvelle opportunité de financement. L’État a lancé un appel pour des projets pas encore démarrés mais qui doivent l’être avant 2011« , rappelle La Voix du Nord, qui présente le projet d’extension du tramway valenciennois actuellement à l’étude. Afin de renforcer l’offre de transports collectifs, un des points forts développés au cours des concertations du Grenelle, deux nouvelles lignes sont d’ores et déjà annoncées, avec des tracés en cours d’élaboration. Le choix du matériel roulant le plus adapté fait néanmoins débat. A Toulouse, la future ligne E du tramway bénéficie désormais d’une date d’ouverture précise, le 30 novembre 2010. Les travaux de dépollution d’un ancien site industriel s’annoncent toutefois délicats et pourraient retarder le chantier. L’ex-occupant des lieux, GIAT, et le transporteur Tisséo, exploitant de la ligne, prennent conjointement en charge ce coût.

Les régions inégales face à la crise. Selon une étude publiée par le cabinet d’études Asterès, « dans l’ensemble, les régions les plus industrielles sont plus affectées par la crise tandis que les économies les plus tertiaires résistent mieux« , à savoir l’Ile-de-France, l’aire Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Languedoc-Roussillon. La région Rhône-Alpes, à l’origine de 10 % du produit intérieur brut national, devrait voir sa production de richesses reculer de 1,9 % en 2009. En Champagne, le recul du PIB serait de 2 %, tandis qu’il devrait décliner de 2,2 % en Alsace, en Haute-Normandie ou en Lorraine. D’une manière globale, on peut noter un décalage entre un large Sud plutôt résistant et un Nord-Est plus durement affecté par la crise, notamment par la forte présence du secteur automobile.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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