ÉconomieEntreprises

Rare Champagne vise le segment premium avec parcimonie

2 min de lecture
Rare Champagne

Dans la galaxie Piper-Heidsieck, je demande Rare Champagne. L’entreprise, propriété du groupe EPI, a créé cette marque dédiée à l’univers des établissements haut-de-gamme en 1976. En juillet, Rare Champagne a notamment été mis à l’honneur dans un hôtel 5 étoiles parisien (le Pavillon de la Reine). L’occasion de donner un coup de collier à la gamme, refondue il y a deux ans grâce à un nouveau packaging et des directives fixées par Régis Camus, chef de cave. Benoît Collard, directeur exécutif de Rare Champagne et de Piper-Heidsieck, nous en dit plus.

Comment se positionne Rare Champagne sur son marché ?

L’univers du champagne se compose à la fois de cuvées internationales, et de cuvées de prestige aux volumes rares et millésimées. Dans ce contexte, Rare Champagne se situe dans l’univers des cuvées de prestige. Nous sommes distribués uniquement dans des caves, hôtels et bars prestigieux à travers le monde. Les consommateurs de Rare Champagne sont des hédonistes, qui vivent dans les grandes capitales, qui voyagent, qui aiment recevoir, et qui souhaitent retrouver les marques qu’ils apprécient dans les lieux qu’ils aiment fréquenter.

Quelles sont les spécificités de vos cuvées ?

Rare Champagne n’est élaboré que lors de vendanges que Régis Camus considère comme extraordinaires – une année difficile, des raisins exceptionnels… En 1976, nous avons vendangé en août , pour la première fois. En 1979, ce fût en en octobre. En 1985 nous avons dû affronter des gelées noires où les températures ont chuté à -32 degrés. Depuis 1976, Rare n’a été élaboré que neuf fois en blanc, et deux fois en rosé. La force de Rare Champagne est de pouvoir s’appuyer sur la diversité des approvisionnements de la maison Piper-Heidsieck. Régis Camus choisit entre huit et vingt crus, à 70% de chardonnay et 30% de pinot noir en moyenne.

Quels réseaux ciblez-vous ?

Rare Champagne a vocation à être présent dans l’univers de la restauration, mais aussi plus festif et dans les caves. Nous ciblons les vingt plus grandes villes du monde. Nous avons une clientèle d’affaires qui recherche un statut et une image de marque propre à cet univers. Nous sommes également présents en e-commerce. La rareté fait partie des contraintes – lorsque Rare rosé 2007 a été lancé, nous avons mis en vente 1500 bouteilles. Cela fait partie de la frustration que je peux ressentir en tant que chef d’entreprise, mais nous sommes reconnus pour notre expertise.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

A lire également
La sélection de la rédaction

Les rhums Planteray se déclinent en cocktails, comme l'illustre le Fridge Comedy club

La marque de rhum Planteray (ex-Plantation) a organisé, mi-mai, sa Tropical Week dans une cinquantaine de bars français, avec des cocktails créés par chaque établissement, comme au Fridge Comedy room, à Paris.
Entreprises

L'eau-de-vie albanaise Gonxhe se lance par l’intermédiaire des bars

Produite en Albanie, l’eau-de-vie de raisin Gonxhe, initiée par deux entrepreneurs français, s’est lancée par l’intermédiaire des bars depuis un an.
EntreprisesIndustrie

A Paris, la Distillerie de l’Arbre sec fait ses premiers pas

Nichée dans le 1er arrondissement, la Distillerie de l’Arbre sec enrichit le paysage parisien des fabricants de spiritueux, en se concentrant sur ses gins à son démarrage.

Recevez nos prochains articles par e-mail

Abonnez-vous à notre newsletter