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La prise en compte de l’empreinte sociale gagne du terrain

L’impact des politiques sociales des entreprises est davantage pris en compte par leurs dirigeants.

Une étude conduite par Accenture et l’institut CSA fait apparaître une prise en compte forte, par les grandes entreprises, de leur empreinte sociale, même si celle-ci peine à être complètement mesurée.

Cette notion est liée à l’impact des politiques sociales d’une entreprise sur son personnel, ses partenaires et sur l’ensemble de la société. Qu’elle soit « positive » (lorsque l’entreprise enrichit la société), « neutre » (l’entreprise crée une valeur économique sans chercher à entretenir l’écosystème à son origine), ou « négative », l’empreinte sociale dépend étroitement des orientations prises par chaque entreprise. « Nous pouvons traverser nos vies sans jamais nous interroger sur le sens de nos actes », indique le président d’Accenture France et Benelux, Christian Nibourel.

En trois ans, le nombre d’entreprises interrogées plaçant l’empreinte sociale en tête de leurs sujets d’action et de réflexion a doublé, pour atteindre 48 %. La fierté d’appartenance à l’entreprise, des pistes de réponses à la recherche de sens au travail ou encore des innovations organisationnelles peuvent constituer autant de bénéfices tirés des travaux liés à l’optimisation de l’emprunte sociale, qui revêt donc un volet interne, en plus de la dimension externe traditionnellement évoquée (impact sur l’environnement, conditions de travail des sous-traitants…)

Les chefs d’entreprise jouent un rôle moteur

« Pour les entreprises convaincues, la recherche d’une plus-value économique s’accroît d’autant que la plus-value sociale est cultivée », expliquent les auteurs de l’étude. L’anticipation des transformations économiques, le développement de l’employabilité des collaborateurs – un paradoxe à l’heure où la retenue des talents s’avère être un enjeu majeur, le partage de la valeur créée, de meilleurs échanges locaux, des relations entrepreneuriales plus équilibrées ainsi qu’une meilleure éthique peuvent contribuer, in fine, à améliorer la performance de l’entreprise.

Le développement d’initiatives liées à l’empreinte sociale des entreprises est en premier lieu du ressort des dirigeants. 78 % des sociétés interrogées estiment que la conviction personnelle du dirigeant est un critère important, devant la mobilisation du personnel de l’entreprise (68 %) et l’adhésion des actionnaires (65 %). Par ailleurs, des études économiques ou des indicateurs illustrant le retour sur investissement de la performance sociale et des éléments de comparaison et l’emploi d’une plateforme d’échange entre dirigeants constituent les deux éléments manquants de mesure les plus fréquemment cités.

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