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Pourquoi le contexte économique et financier se tend

Des perspectives de croissance divergentes dans le monde, les inquiétudes sur la zone euro et les nombreuses tensions géopolitiques caractérisent le contexte économique et financier.

Pour 2015, « nous nous attendons à ce que la volatilité reste élevée par rapport aux niveaux exceptionnellement sobres de ces dernières années », indique Russ Koesterich, directeur général chez BlackRock, une des premières sociétés d’investissement mondiales, dans la dernière édition de la note Investment Directions. Il met en exergue les divergences constatées quant aux perspectives de croissance aux Etats-Unis (où elles sont orientées à la hausse) et en Europe ainsi qu’au Japon (où la morosité est de mise) : « la croissance économique se renforce dans certaines parties du monde, alors qu’elle baisse dans d’autres ».

L’économie américaine, dont certains indicateurs ont déçu lors de leur publication du 15 octobre dernier avec des ventes au détail en baisse de 0,3% et des prix à la production en recul de 0,1%, continue néanmoins à voir son état s’améliorer de manière régulière, ajoute BlackRock qui prévoit une forte croissance d’ici à la fin de l’année 2014. Le 31 octobre prochain, les investisseurs auront les yeux rivés sur les Etats-Unis, où la politique de facilité monétaire menée par la Réserve fédérale devrait prendre fin.

Des alertes dans la zone euro et en Chine

Le fonds d’investissement est par ailleurs « neutre » sur l’état de la zone euro, malgré de récents événements liés à la politique économique grecque. Le Premier ministre grec a émis l’idée d’une sortie anticipée du plan d’aide européen… Face à la hausse des taux s’en étant suivie, la Banque centrale européenne et la Commission européenne ont réaffirmé leur soutien au pays, respectivement par l’annonce de nouvelles liquidités accordées aux banques et par une déclaration du porte-parole de la commission en charge des Affaires économiques.

Les prévisions allemandes de croissance ont par ailleurs été revues à la baisse le 14 octobre dernier (1,2% en 2014 contre 1,8% initialement envisagé, et 1,3% en 2015 contre 2% précédemment annoncés). Dans ce pays, « la production industrielle a connu sa plus forte baisse depuis janvier 2009 », rappelle BlackRock.

Les pays émergents cristallisent également l’attention de BlackRock. D’après les économistes interrogés par l’AFP, le taux de croissance de la Chine ne se serait apprécié au troisième trimestre que de 7,2%… Si ce chiffre ferait rêver n’importe quelle économie développée, il s’agirait néanmoins de sa plus faible progression depuis quatre ans ! « En dépit de signes de ralentissement, l’assouplissement monétaire sélectif et de nouveaux plans d’investissement dans l’énergie propre devraient concourir à une stabilisation de la croissance », tempère Russ Koesterich.

Dans ce contexte tourmenté, revoir sa stratégie d’investissement peut s’avérer nécessaire, estime BlackRock : « avec des taux d’intérêt bas, les investissements, comme les obligations d’État ne peuvent pas forcément produire les résultats dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs financiers ». Sur un plan sectoriel, la technologie et l’énergie ont notamment les faveurs de l’entreprise, qui met par ailleurs en garde quant aux multiples tensions géopolitiques persistantes.

Photo : Global financial business meeting and planning par Shutterstock/Rawpixel

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