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Marboré compte perpétuer la tradition du tissu des Pyrénées

Métier Rachel - Manufacture Marboré

Exposée au pop-up store des entreprises du patrimoine vivant de Nouvelle-Aquitaine à Paris, la marque de vêtements Marboré, dont l’atelier est basé à Morlaàs (Pyrénées-Atlantiques), met en avant ses techniques traditionnelles. Focus avec son PDG, Christian Aubart.

Pourquoi aviez-vous souhaité la labellisation Entreprise du patrimoine vivant?

Dès connaissance de ce label, fin 2006, il m’a semblé très important d’inscrire le savoir-faire ancestral de fabrication du tissu des Pyrénées, qui a été inventé dans des ateliers ayant appartenu à notre entreprise, afin de lui redonner ses lettres de noblesse. Nous sommes les seuls à détenir ce label pour cette activité. Il s’agit d’un label qui met en exergue des technologies spécifiques.

Quelles techniques traditionnelles utilisez-vous?

Le process consiste a tricoter de la laine vierge et du coton sur  des métiers Rachel (maille bloquée), puis de le gratter des deux cotés à l’aide d’une carde (gratteuse) et le passer sur une rame vaporisante (vapeur, four, etc.) L’objectif est d’obtenir un tissu noble, chaud, léger et très confortable. Les bobines de laine sont  préparées pour l’ourdissage (pour disposer et mettre en tension les fils de chaîne sur l’ensouple destinée à l’alimentation du métier à tricoter). Ensuite, nous assemblons un nombre précis de fils pour réaliser la chaîne dans une largeur définie. Nos douze « petites mains » maîtrisent parfaitement les gestes nécessaires à la fabrication de ce tissu d’exception et à la réalisation des vêtements. Certaines couturières travaillent le tissu des Pyrénées depuis plus de trente ans.

Comment collaborez-vous avec les autres acteurs du territoire?

Nous avons toujours voulu coopérer avec d’autres acteurs du textile qui conçoivent des gammes complémentaires à nos produits. A titre d’exemple, les charentaises avec tissu de Pyrénées, des chaussons bébé avec notre laine bouillie, des bonnets, etc. Nous menons aussi des actions collectives avec l’Union du Textile pour des présences sur des salons professionnels (comme le salon Made in France Première vision), par exemple avec un industriel de l’ennoblissement de Mazamet (Tarn) avec lequel nous réalisons nos tissus.

A propos de l'auteur
Journaliste à L'Usine Nouvelle, j'édite Business & Marchés à titre personnel depuis 2007.
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