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G7: les pays industrialisés face à la crise économique

La réunion des ministres des Finances du G7 (Etats-Unis, Canada, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Japon) programmée aujourd’hui à Tokyo est un nouveau signal fort de la volonté d’éviter l’aggravation d’une crise financière, bancaire et boursière qui sévit depuis l’été dernier. « Nous continuons d’observer les événements de près et restons déterminés à prendre les mesures nécessaires, individuellement et collectivement, pour assurer la stabilité et la croissance de nos économies. La croissance de la zone euro, quoiqu’ayant ralenti à un rythme plus modéré ces derniers temps, devrait être conforme en gros au potentiel en tendance« , est-il indiqué dans le projet de discours de Dominique Strauss-Kahn (directeur général du FMI et secrétaire économique du G7) que s’est procuré l’agence Reuters et rapporté par Le Figaro.

Selon l’organisme de notation financière Standard and Poor’s, les pertes des Bourses mondiales imputables à la crise des subprimes et aux craintes d’une récession de l’économie américaine se sont élevées à 5.200 milliards de dollars en janvier. « Il y a eu peu de havres de sécurité en janvier, cinquante des cinquante-deux marchés actions finissant le mois dans le rouge et vingt-cinq d’entre eux enregistrant des pertes à deux chiffres« , explique à l’AFP l’analyste Howard Silverblatt. Les prévisions du FMI ramènent par ailleurs la croissance du PIB de la zone euro de 2,1 à 1,6% pour l’année 2008. La BCE n’a pourtant pas procédé à des baisses de taux, alors que la Fed s’y emploie activement depuis l’été dernier et que la banque centrale anglaise (BoE) l’a imité la semaine dernière. « Les incertitudes concernant les perspectives de la croissance économique sont inhabituellement élevées« , a toutefois analysé Jean-Claude Trichet.

L’économie allemande présente cependant des chiffres qui contrastent fortement avec ce sombre tableau: en dépit de l’euro fort et d’un recul des commandes extérieures au troisième trimestre, l’exécédent commercial a progressé de 8,5% en 2007, passant de 159 milliards d’euros en 2006 à 198,8 milliards.

Publié dansEconomiePolitique éco