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Les Distilleries et domaines de Provence réveillent le pastis

L’essor des bars à cocktails permet aux Distilleries et domaines de Provence de remettre en avant le pastis Henri Bardouin, et de tirer parti du succès du gin.

Président-directeur général de Distilleries et Domaines de Provence, Alain Robert redoute, « à terme, un appauvrissement du marché du pastis, faute de diversité dans l’offre. » Avec la marque Henri Bardouin, lancée en 1990, il s’emploie à proposer une offre différente, grâce à plus de 65 ingrédients, parmi lesquels la cardamome, le clou de girofle, des poivres, de la muscade et du thym. Un produit 50% plus cher au centilitre que ses principaux concurrents, mais qui se plaît à explorer une niche haut de gamme. Une bouteille numérotée, tirée à 35.000 exemplaires, a été mise sur le marché l’an dernier.

« La base reste le pastis bu avec de l’eau. Il peut aussi être utilisé autrement : nous avons prouvé qu’il était possible de boire du pastis à table, en gastronomie. Il peut aussi être un ingrédient de cocktails », indique Alain Robert. « C’est un produit que l’on boît pour se rafraîchir. Nous faisons du pastis depuis 1924. Jusqu’au début des années 1970, nous avions un produit standard, avant d’avoir des produits qui se distinguaient d’un point de vue gustatif. Il fallait retravailler la recette pour différencier des pastis habituels. »

Des investissements réguliers

Son entreprise, installée à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) depuis 1898, compte aujourd’hui 40 personnes. « Le pays de la montagne de Lure était renommé pour la qualité de ses plantes aromatiques. Après la création des alambics au 18ème siècle, le ramassage des herbes en vue de la distillation s’est développé au cours du 19ème siècle », explique-t-il. Distilleries et Domaines de Provence a investi 24 millions d’euros en avril 2018 pour renouveler ses équipements en alambics cuivre et inox, d’une capacité de 500 et de 1000 litres. Deux ans auparavant, le stockage avait été modernisé.

L’entreprise ne se cantonne pas au pastis. Elle surfe ainsi sur le succès du gin. « Citrum, onçu pour le marché espagnol, sur demande de notre distributeur local, est adapté au gin tonic. Nous avons figuré parmi les premiers à fabriquer un gin nouvelle génération sur le marché espagnol. Nous fabriquons aussi, sans le distribuer, le gin Mistral. Nous planchons sur une nouvelle gamme de gin pour la fin de l’année, aussi bien adapté à la dégustation pure qu’en cocktail », confie Alain Robert.

Des apéritifs, liqueurs et un muscat complètent l’offre, exportée à moitié de la production.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Publié dansEconomieEntreprisesIndustrie